Les élus de «Toulouse métropole d’Europe» offensifs

Les élus d’opposition du groupe «Toulouse métropole d’Europe» avaient décidé de devancer le prochain conseil municipal, qui se tiendra en mairie le 14 décembre prochain, en convoquant la presse pour un tour d’horizon plutôt musclé : «Nous en avons assez que Toulouse soit la capitale des rendez-vous manqués» a d’ailleurs scandé le président du Stade Toulousain, René Bouscatel. Dans le viseur de ces élus d’opposition, il a notamment été question du statut de notre communauté urbaine, qui selon les derniers projets gouvernementaux en terme de décentralisation, ne permettra pas à Toulouse de devenir une Euro-métropole aux côtés de Lille, Lyon et Marseille : «Nous avons tout d’une métropole. On ne comprend pas» s’étonne une Marie Déqué pour qui ce nouvel épisode sonne pour Pierre Cohen comme «un raté.» François Chollet a quant à lui attaqué la majorité municipale de manière virulente sur son budget : «Nous ne le voterons pas. Si nous sommes d’accord, et surtout en période de crise, sur le maintien de l’investissement, nous ne pouvons pas dans le même temps laisser filer les dépenses de fonctionnement. Je n’ai pas peur de le dire, il faut arrêter d’embaucher à tout va !» René Bouscatel ne s’est pas privé de remettre le couvert sur le sujet : «L’investissement, c’est là qu’il faut appuyer en choisissant des fournisseurs locaux. La mairie doit pouvoir soutenir l’économie de la ville.»

Face à la presse, le groupe dissident de celui de Jean-Luc Moudenc, n’a pu éviter les questions attendues sur la prochaine échéance municipale : «Nous souhaitons transformer un vote de sanction en vote d’adhésion» avance Marie Déqué, en faisant une allusion à peine voilée aux derniers résultats des élections législatives partielles, qui ont sonné comme une alerte pour le gouvernement Ayrault. Sur cette question, c’est sans conteste René Bouscatel qui aura été le plus prolixe. Un présage sur ses ambitions ? Sans doute, et ce dernier s’est d’ailleurs amusé à brocarder la logique de conquête incarnée par l’ancien maire Moudenc : «Si nous allons vers une confrontation entre une posture de droite et une posture de gauche, j’en connais déjà le résultat. La machine PS l’emportera. Nous allons devoir savoir dépasser les clivages.» Adepte des trois tiers (un tiers UMP, un tiers centriste et un tiers société civile) pour la constitution de la future liste qui s’opposera à Pierre Cohen, le président du Stade Toulousain remet en cause clairement le leadership de Jean-Luc Moudenc en avançant que l’on ne «se décrète pas tête de liste.» Mieux, il nous a fait partager son portrait-robot du candidat idéal. Bizarre… Il lui ressemble sur le mode masculin, et fait penser à Christine de Veyrac sur le mode féminin.

Thomas Simonian

@tsimonian



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