Les éboueurs contre attaquent…; Pierre Cohen pris dans la tourmente

Le maire de Toulouse a beau tenter d’expliquer dans tous les sens sa politique sociale, aujourd’hui il a grand mal à se faire entendre. Particulièrement par les agents chargés du nettoyage de la ville, mais pas seulement, les administratifs pourraient bientôt les rejoindre.

 
En fait il semblerait que le camarade Pierre Cohen intransigeant comme on le sait, soit tombé sur un os, avec les agents transférés bon gré mal gré de la ville au Grand Toulouse. Même s’il s’était engagé à «offrir des conditions de travail et de rémunération leur permettant d’accomplir au mieux leurs missions de service public», comme il dit, sur le long terme, il a du mal à convaincre.
Aujourd’hui force est de constater les différences de traitement qui existent entre les agents et pour un même poste depuis que la Communauté Urbaine a été mise en place.  
Plus, alors qu’au Journal Toulousain nous en parlions dans nos colonnes voilà plusieurs semaines, aujourd’hui il fait mine de découvrir le malaise qui couvait : «Je ne comprends pas, nous avons installé une conférence sociale sur le régime indemnitaire, le temps de travail et les carrières afin que des discussions soient très rapidement conduites…». Sauf que ses interlocuteurs attendaient du leader socialiste autre chose que du baratin de tribune politique : des actes sonnants et trébuchants et surtout une grande équité. Certes pour 60 % des personnes concernées, on parle ici et là d’augmentations de 50 € et 100 €, pour d’autres de 116 €, mais les autres ?… Le premier magistrat de la ville et ses conseillers auraient-ils tenté de diviser pour mieux régner qu’ils ne se seraient pas mieux pris. Sauf que la communication intersyndicale existe, qu’à travers internet on échange aussi ses impressions, son ressenti et surtout qu’on n’est plus dupe de rien comme nous confiera l’un des intéressés : «une fois les camarades installés au pouvoir, ils pensent qu’on va se la fermer. C’est sûr pour nous il vaut mieux avoir un interlocuteur de droite. On est plus respecté». Mais les soucis de Pierre Cohen, qui pense déjà au deuxième mandat, ne sont pas prêts de s’arrêter. Ainsi on n’hésite plus à parler d’une grande désorganisation qui existe dans bon nombre de services, d’autant que tous les agents techniques ne sont pas logés à la même enseigne.
Et franchement ordonner aux forces de l’ordre de foncer sur les manifestants et même d’user de bombes lacrymogènes pour les disperser, de la part d’un élu de Gauche, ça fait désordre. Un tantinet bolchevique. Si Jean Jaurès apprenait ça, il se retournerait dans sa tombe.

André G. Gallego


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