Novembre: Les colères se déchaînent


Qu’ils soient politiques, économiques ou sanitaires, les événements se sont succédé en novembre et le Journal Toulousain était présent pour les relayer. Une création d’abord, avec la naissance de l’Agence de développement économique, mais aussi de vives réactions concernant la désignation du président de l’UMP, la sortie du rapport Gallois, l’euthanasie et de la proposition de loi sur le mariage pour tous, en passant par la venue de Benjamin Netanyahu à Toulouse.

 

Depuis le 15 novembre dernier, Toulouse Métropole s’est doté d’une Agence de développement économique chargée de la veille stratégique, de la prospection internationale et de l’accompagnement à l’implantation. Cette nouvelle institution devrait permettre de « créer les filières qui manquent à notre ville », expliquait Pierre Cohen, lors de la première assemblée générale constitutive. Eric Tardieu, ancien directeur général adjoint à l’économie de la communauté d’agglomération, a pris la tête de l’agence qui dispose, pour sa première enveloppe, de 900 000€ afin de promouvoir les atouts du territoire. Dans un même temps, Louis Gallois venait expliquer les préconisations issues de son rapport sur la compétitivité des entreprises et assurer aux 84 porteurs de projets midi-pyrénéens, les fonds qui leur ont été alloués. Mais à la lecture de ce fameux rapport, certains se sont sentis oubliés du système et l’ont fait savoir. En premier lieu, les patrons des PME de la région qui s’étaient réunis à Toulouse, Anouk Déqué, présidente de la CGPME31 en tête de cortège, pour manifester leur mécontentement et demander au gouvernement une visibilité pour l’avenir. Ce mouvement régional faisait suite à celui des Pigeons, né sur les réseaux sociaux. Mathieu Pauc, adhérent toulousain, dénonçait dans nos colonnes, les mesures fiscales engagées par le gouvernement Ayrault, qui devait affronter les critiques venues de toutes parts. A l’inverse, à l’UMP, la désorganisation venait de l’intérieur. L’affrontement Copé/Fillon a fait des émules en région, puisque, en terre toulousaine, Jean-François Copé emportait les élections devant désigner le secrétaire général de l’UMP avec 62.21% des voix… jusqu’à ce que son adversaire introduise des soupçons de fraude en Haute-Garonne. Après une bataille de plusieurs semaines, les militants de l’UMP devront finalement revoter en septembre prochain.

 

Le mois des manifestations

 

Le mois de novembre a également été marqué par l’annonce du projet de loi concernant le mariage pour tous. Les pro et les contre se sont opposés quant aux unions entre personnes du même sexe mais aussi sur la procréation médicalement assistée, et Toulouse n’a pas fait exception. Les manifestations et les débats ont jalonné l’automne et les discussions ne sont pas prêtes de se terminer. De même que celles concernant l’euthanasie. Les défenseurs du droit à mourir dans la dignité sont descendus dans les rues toulousaines afin d’expliquer leur message aux grands publics : « nous prônons l’adoption d’une loi qui permette à chacun de disposer de sa fin de vie comme il l’entend », précisait Gilbert Ballester, délégué de l’ADMD31. Mais certains, malheureusement, n’ont pas eu ce choix car ils ont croisé le chemin de Mohamed Merah. Cela a été le cas de Gabriel, Arieh et Jonathan Sandler, Myriam Monsonego, Abel Chennouf, Mohamed Legouad et Imad Ibn Ziaten qui ont été assassinés par le terroriste toulousain. Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien, était venu leur rendre hommage à l’école « Ohr Torah », scène du dernier crime de Mohamed Merah, le 1er novembre dernier. Mais le Rabbin Monsonego, père d’un des enfants tués et directeur de l’établissement, tenait à affirmer : « la vie a repris son cours, notre regard est résolument tourné vers le futur mais la plaie reste béante. »

 

Séverine Sarrat



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