Les ambassadeurs Toulousains : Bruno Flaujac

Fortement influencé par le parcours de son père (un récupérateur qui a su par la suite développer une grosse affaire), ce chef d’entreprise toulousain, dont le nom est bien plus célèbre que son visage, reflète parfaitement le dynamisme économique de notre région, et ce malgré la crise. A la tête d’une vingtaine de salons de coiffure à travers le Sud-Ouest, Bruno Flaujac développe désormais sa propre franchise, et lance son propre centre de formation à la rentrée. Discret de tempérament, humaniste dans son management et visionnaire pour son groupe, Bruno Flaujac est ainsi. Vrai.

Pouvez-vous nous raconter vos débuts ?

J’ai ouvert mon premier salon en 1989, en ayant obtenu un concours bancaire. C’est un excellent souvenir. Je n’y coiffais quasiment que des personnes âgées. Très vite, j’ai souhaité créer d’autres salons pour faire partager ma manière de coiffer, et imposer dans mon métier des valeurs, une éthique.

Qu’est-ce qui a guidé votre réussite ?

Je ne voulais pas créer une marque uniquement commerciale. Je voulais faire de la coiffure, former de bons coiffeurs, les valoriser, et que mes salons contribuent au lien social. Je pense avoir véhiculé une vraie philosophie d’entreprise, en valorisant le travail de mes salariés. Notre métier doit savoir rester sur l’affectif et l’artistique.

Tous vos salariés vous connaissent ?

Oui. Mais par contre moi j’oublie les prénoms maintenant ! (Rires). J’aime aller dans les salons, saluer tout le monde, boire le café avec les coiffeuses etc. J’essaie toujours d’être abordable, et je suis souvent touché par le regard des apprentis quand je suis avec eux. Parfois leurs yeux brillent…

Quelle est désormais votre ambition ?

Le groupe est constitué de 23 salons en nom propre. Nous avons désormais entamé une campagne de commercialisation de notre franchise, et deux salons franchisés sont déjà ouverts. Ce n’est que le début, et cette opération se fait en partenariat avec la marque Eugène Perma. L’ambition est désormais que l’enseigne «Bruno Flaujac» devienne nationale.

Votre siège et votre futur centre de formation sont situés à Toulouse. Un ancrage important pour vous ?

Je suis Toulousain et attaché aux valeurs occitanes. J’adore le sud-ouest ! Il y a même eu une période où mes coiffeuses portaient des tee-shirts avec un slogan en occitan. Je suis, et resterai, un coiffeur toulousain.

Propos recueillis par Thomas Simonian



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