Le tramway, mémoire d’anciens

Au 19e siècle, un tramway sillonnait déjà les rues toulousaines. Un Ariègeois, Eugène Pons, avait obtenu le droit exclusif de faire circuler des omnibus dans la ville rose dès 1862. Dans un premier temps, en 1863, ce sont les omnibus hippomobiles qui sillonnent la ville. L’engouement pour ce  transport collectif est rapide.  Au décès du père, Mr Pons fils, Firmin, poursuit l’activité et s’équipe de tramways à chevaux sur rails en 1887. Au début du 20e siècle, la ville compte 118 voitures de tramway tractées par des chevaux. En 1906, c’est la révolution : Firmin Pons installe entre Lafayette et les Ponts-Jumeaux la première ligne de tramway électrique. Trois ans plus tard, le réseau en étoile propose 14 lignes sur 142km. Blagnac, Colomiers et Castanet étaient, en ces temps, reliées à Toulouse par le tram. De même qu’Aucamville qui, en passant par Croix Daurade, alimentait les marchés toulousains grâce au fameux «train des maraîchers». Avec l’arrivée des autobus, des voitures individuelles, de l’accidentologie et de la circulation propre à une grande cité comme Toulouse, le tramway disparut en 1957. Ses ancrages murales, de mémoire «d’anciens» qui ont connu ce premier tram, permettaient de fixer des câbles, de supporter la pendule de la caténaire, place Wilson, rue Alsace Lorraine… à vous de les voir maintenant !

 

Marie-Agnes Espa



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