Le beau manège de Stanislas

Il entraîne le public dans un tourbillon de bonheur grâce à ces chansons mêlant variété et sonorités classiques. Avec déjà trois tubes à son actif, Stanislas sort enfin de l’ombre après une carrière de chef d’orchestre et d’arrangeur. Rencontre avec un artiste romantique qui assume ses choix et veut briser les barrières musicales.

 
Stanislas, comment vivez-vous ce succès alors que vous êtes loin d’être un novice dans l’univers musical ?
Je ne suis pas le perdreau de l’année, c’est sûr ! Mais j’espère garder mon enthousiasme et ma capacité d’émerveillement. J’ai découvert mes premières scènes solo, mes premières télés et c’est très agréable. Cependant, je ne suis pas du tout à l’heure du bilan. Je suis un garçon qui aime les challenges et je suis donc focalisé sur la tournée qui arrive. En revanche, je suis plus confiant avec ce succès et le retour des gens. Je me sens utile en tant qu’artiste et ça fait du bien.

Vous alliez dans votre musique la pop et le classique. C’est un pari audacieux…
Au départ, le but n’était pas de mélanger les genres et les musiciens, et de faire un cross-over. Il n’y a pas de dogme, je voulais arranger mes chansons le plus naturellement et sincèrement possible. Comme j’ai fait des études de chef d’orchestre, j’ai toujours été entouré de musiciens classiques donc j’ai fait appel à des orchestrations familières. Quand on analyse l’album, on se dit que j’ai voulu faire se rencontrer des genres mais en réalité c’était bien moins ambitieux que cela !

Votre premier single «Le manège» est d’ailleurs une valse…
Ce n’est pas voulu non plus mais j’étais très fier d’entendre aux heures de grande écoute une valse ! Je l’ai remise au goût du jour sans le vouloir !

Votre premier album est également très romantique…
Je suis un homme, tout simplement et j’aime la musique qui m’émeut, l’introspection, la complaisance dans la solitude. Ça coule de source dans ma musique et je me suis entouré de professionnels qui m’ont aidé à écrire des chansons qui éveillent la passion, l’exaltation, la mélancolie. J’espère ne pas être romantique dans le sens négatif du terme comme ces types un peu lourds qui abordent les filles en mettant les pieds dans le plat ! Ce n’est pas la farandole des fromages de la séduction ! J’essaie juste de ne pas avoir peur de prendre les sentiments avec des pincettes car je pense que tout le monde est triste ou amoureux une fois dans sa vie.

 

Un orchestre symphonique à Toulouse ?

La thématique de la mer est très présente dans l’album. Vous inspire-t-elle ?
Elle évoque mes promenades car toutes les mélodies imaginées l’ont été le long de la mer. Elle est omniprésente dans l’écriture et donc naturellement sur l’album et dans les visuels. On entend également des bruitages dans mon single «La belle de Mai».

Vous êtes proche de Calogero depuis de nombreuses années. Il est présent également sur votre album…
C’est mon meilleur ami et j’ai beaucoup collaboré avec lui par le passé. Il était donc naturel qu’il apparaisse sur un duo dans l’album («La débâcle des sentiments», ndlr). Calogero est important pour son avis d’ami et de musicien.

Sur scène, jouez-vous avec un orchestre symphonique ?
Je ne joue pas avec un orchestre symphonique… sauf peut-être à Toulouse ! Il est fort possible que je travaille avec un orchestre de jeunes de la ville, issus du conservatoire. J’ai toujours fait des rencontres avec des musiciens du cru quand je faisais du classique et j’aimerais appliquer cette méthode aujourd’hui avec la pop.

Quels sont vos projets à venir ?
Je commence à écrire le second album mais je n’ai pas de calendrier arrêté car je voudrais me renouveler sans déboussoler le public. J’ai déjà une direction mais je dois encore défendre le premier album sur scène. Je ne cours pas après un miroir aux alouettes et j’étudie avec attention les demandes d’autres artistes qui veulent que j’écrive pour eux. Je veux défendre avant tout un projet artistique car j’ai attendu longtemps avant de faire la musique que j’aime. Ce n’est pas pour manger à tous les râteliers maintenant.

Propos recueillis par Sophie Orus

Stanislas en concert
Le mercredi 3 décembre à 20h
Au Zénith de Toulouse
Infos et réservations : Box Office
05 34 31 10 00 / www.box.fr
Et points de vente habituels



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