Laurent Fabius et la diplomatie économique: Des ambassadeurs en visite à Airbus

Vendredi 30 août, le ministre des Affaires étrangère Laurent Fabius a prolongé la conférence annuelle des ambassadeurs par un passage par le site toulousain d’Airbus. Au programme : visite des ateliers d’assemblage de l’A380 et de l’A350 en compagnie de Fabrice Brégier, Président d’Airbus.

« Nos ambassadeurs consacrent une bonne partie de leur temps à expliquer les vertus d’Airbus, maintenant ils en parleront en ayant vu la bête ! » se félicite Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères lors de son discours de clôture de la visite du site toulousain d’Airbus. Au terme d’une journée bien remplie, après avoir ouvert, sur invitation de Jean-Pierre Raffarin, la journée de réflexion de la Fondation Prospective et Innovation à Poitiers par un discours sur sa vision de la Chine en 2020, Laurent Fabius rejoint Toulouse pour prolonger conférence annuelle des ambassadeurs par la visite, avec ces derniers, du site toulousain du fleuron commercial et industriel qu’est Airbus. Une visite qui résonne comme un écho au thème de la 21e conférence des ambassadeurs 2013 : « La France, puissance d’influence » qui s’est déroulée les 28 et 29 août à Paris. Après une visite guidée et commentée des lignes d’assemblage de l’impressionnant A380 par Jean-Paul Miquel, responsable de la chaîne d’assemblage de l’Airbus A380, la délégation d’ambassadeurs retrouve le ministre dans l’immense local de 53 000m² dédié au dernier né du géant de l’aéronautique : l’A350. Didier Evrard, directeur du programme A350 ouvre le bal des discours et annonce : « Nous avons un portefeuille soutenu » et de poursuivre « la première livraison, pour Qatar Airways est prévue pour la fin de l’année prochaine, c’est un véritable challenge industriel, nous avons déjà 700 commandes. »

 

« On ne peut pas espérer avoir un rayonnement international sans avoir une puissance économique »

Pour Fabrice Brégier, Président d’Airbus, « il s’agit d’un investissement industriel majeur qui a nécessité beaucoup d’efforts de technologies, sur des cycles très longs.» Presque en réponse, le ministre explique : « Airbus produit des avions à la pointe de la pointe de la technologie mais aussi, adaptés à la demande de ses clients. C’est un succès commercial et industriel », l’exemple idéal pour illustrer la stratégie de diplomatie économique qu’il travaille à mettre en place à son ministère depuis près d’un an maintenant. Selon Laurent Fabius, « c’est une chance d’avoir Airbus chez soi. Je sais que la région l’apprécie à sa juste valeur ». Dans la cadre de sa stratégie de mise en place d’une diplomatie économique, Laurent Fabius précise en désignant le dernier né d’Airbus : « On ne peut pas espérer avoir un rayonnement international sans avoir une puissance économique, et la puissance, elle est là. » Une autre dimension que le ministre souhaite donner à son action : « il faut s’occuper de l’actuel et avoir un regard long, comme le font les forestiers (…) être dans le double mouvement du court terme et de l’anticipation. »

Marie-Agnès Espa

 

Le chiffre

700, c’est le nombre de commandes déjà enregistrées pour l’A350

 

Le sénateur JJ Mirassou, Fabrice Brégier, président d’Airbus, Laurent Fabius, Bernard Keller, maire de Blagnac et Jean-Michel Fabre, adjoint au maire de Toulouse.



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