La région vise le milliard et demi

Alors que la génération actuelle des programmes européens régionaux (2007-2013) touche à sa fin, la préparation 2014-2020 préoccupe nos décideurs locaux. Aujourd’hui afin de définir les priorités à financer, l’heure est à la rédaction des projets de programmes pour une validation par la commission européenne au second semestre 2014.

« Le nouveau système va se distinguer du précèdent car les régions se voient transférer la gestion du Feder (Fond européen de développement régional), que nous ne gérions que pour moitié », explique Martin Malvy exprimant également ses doutes quant à la gestion du Feader (Fond européen rural de développement régional) qui revient aussi à la région, ainsi que le FSE (Fonds social européen) pour moitié. Quant aux premières estimations, elles sont plutôt réjouissantes : « Le Feder va baisser, ainsi que le Fond social européen, mais la hausse du Fonds européen pour le développement rural devrait compenser ces pertes », explique Martin Malvy, « et nous devrions au final dépasser le niveau du programme précédent, soit 1.5 milliard d’euros, sous réserve. »

 « L’exception midi-pyrénéenne »

Mais ce pari n’était pas gagné d’avance, car Midi-Pyrénées est classée « région plus développée » alors que seule la Haute-Garonne répond à la condition du PIB par habitant supérieur aux 90% de la moyenne européenne. « Je suis souvent monté au créneau pour expliquer cette situation paradoxale », clame le président du conseil régional, « et nous avons été entendus, car l’application stricte des règles nous aurait fait perdre 58% du Feder. Au final la perte est réduite à 5%, c’est un très bon résultat dû à une mobilisation auxquelles ont participé plusieurs ministres. » La Région devrait donc garder la seconde enveloppe Feder la plus importante et une dotation par habitant (19.20€/hab) parmi les plus fortes. Martin Malvy fait pourtant largement part de ses craintes quant à la situation actuelle : « Il reste un certain nombre de problèmes devant nous, notamment le renouvellement de la commission européen et à l’aube du démarrage théorique de la programmation 2014-2020, rien n’est encore défini, on n’est pas à l’abri d’une année blanche… »

Aurélie Renne



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