La philosophie d’Amel

Loin de son image de «nouvelle star», Amel Bent débarque à Toulouse pour un concert unique suite à un second album réussi. Rencontre avec une jeune femme du 93, en toute simplicité. [img align=left]http://www.premiere-reponse.com/JT/uploads/img47f4afc041870.jpg[/img]
«A 20 ans». C’est le titre du dernier opus d’Amel Bent mais également l’âge de cette chanteuse déjà confirmée. Ses 20 printemps, elle les a vécus dans les lumières des projecteurs mais également sous les feux des paparazzi et de la presse people. Ce second album, pour lequel elle a pris la plume, sonne comme une mise au point même si Amel conserve sa fraîcheur et son enthousiasme. Elle y évoque tour à tour ses joies et ses peines, ses douleurs et ses espérances. Mais gare à ceux qui lui veulent du mal : Amel Bent reste le poing levé.

Amel Bent, de quoi vous êtes-vous inspirée pour l’écriture de ce second album ?
Oulah ! Je me suis inspirée de tout ce qui m’entoure, de ma vie, mes amis, ma famille… mes 20 ans et tout ce qui s’est passé avant mon succès. La société dans laquelle je vis, m’inspire mais je crois que c’est surtout l’être humain qui est une source inépuisable de stimulations.

Vous avez déclaré que ce disque était «une forme de thérapie». Pourquoi ?
On me pose souvent cette question et je tiens à rectifier ces propos car je ne me rappelle pas les avoir prononcés. Ce n’est pas vraiment une thérapie car ce qui me fait le plus grand bien c’est de chanter et pas forcément d’écrire.

Justement, vous avez écrit des textes assez durs et tristes. Etes-vous une jeune femme mélancolique ?
(Rires) Je pense qu’on a tous un côté triste et un côté joyeux, et je préfère travailler sur la mélancolie dans mon écriture artistique. Mais je vous rassure, tout va bien !

Dans «Nouveau Français», vous évoquez la tolérance et l’intégration. Vous sentez-vous porteuse d’un message particulier ?
Il est clair que je voulais revendiquer certaines choses. Je suis fille d’immigrée et fière de mes origines. En même temps, je pense être une fierté pour mes parents de par mon succès. Cette chanson démontre que tous ces jeunes de diverses origines ne sont pas rien et qu’ils méritent le respect autant que les autres.

Le succès attire les jalousies

Dans «Scandale», vous réglez vos comptes avec la presse people…
Ce n’était pas la volonté de départ mais quand je chante «Je veux juste qu’on me foute la paix», je m’adresse à tous les gens qui nous veulent du mal en général. Le succès attire des jalousies, des méchancetés. Mais je ne suis pas tombée de haut en entrant dans ce métier, je me doutais que tout n’était pas rose.

Vous avez à nouveau collaboré avec Diam’s. Quel rôle joue-t-elle dans votre vie d’artiste et votre vie personnelle ?
J’ai beaucoup de respect pour elle, Diam’s est comme une grande sœur même si nous n’avons pas l’habitude de traîner ensemble. Quand j’ai une question importante dans ma vie, je sais que je peux l’appeler à n’importe quelle heure et qu’elle me répondra toujours franchement. Au niveau de ma carrière, elle m’a soutenue et poussée à écrire car ce n’était pas une activité que je pratiquais habituellement.

Diam’s, Obispo, Aznavour… De grands noms ont collaboré à votre album. Réalisez-vous votre chance ?
Forcément, quand je vois que Pascal Obispo et le grand Charles Aznavour décident de m’écrire des chansons, je me dis que je suis très chanceuse. Mais à côté de ça, je suis fière d’avoir réussi à associer ces noms célèbres à d’autres encore inconnus qui ont beaucoup de talent. C’est également une belle chose de pouvoir mélanger des styles musicaux différents et des personnes venues de tous horizons.

Vous vivez toujours près de votre famille. C’est important pour garder les pieds sur terre ?
Effectivement, je vis toujours dans le 93 même si j’ai déménagé de la Courneuve il y a un peu plus d’un an. Je ne vois pas vraiment de raison à changer de vie.

Des messages à faire passer

Aujourd’hui, vous êtes reconnue comme une artiste à part entière. Que reste-t-il de votre passage à la Nouvelle Star ? Est-ce un vieux souvenir ou au contraire un point de départ important ?
Cette émission m’a beaucoup apporté mais je ne m’en suis rendue compte que par la suite. Le fait d’avoir des gens qui vous jugent, peut paraître cruel sur le moment, mais ce n’est tellement rien comparé à la peur d’être descendue par la presse ! D’autre part, j’ai eu la chance de faire quinze directs avant de sortir mon premier album, ce qui est une expérience unique. Par la suite, j’étais super à l’aise sur les plateaux de télévision !

Votre «philosophie» est-elle toujours la même, pour évoquer le titre qui a fait votre succès ?
Bien sûr, je reste toujours le poing levé !

Quels sont vos projets aujourd’hui ?
Eh bien je me suis remise hier (lundi 31 mars, ndlr) à l’écriture ! C’est tout frais même si je n’ai fait que quelques phrases. Rien n’est encore très concret mais je sais que j’ai encore beaucoup de messages à faire passer et de choses à dire et à chanter… surtout avec le monde dans lequel on vit.

Auriez-vous un petit message à passer aux Toulousains ?
Je suis très contente de revenir à Toulouse d’autant plus que c’est là-bas que je me suis fait faire mon tatouage ! J’ai le prénom de ma mère gravé sur la nuque et, quand j’ai fait mon concert dans la Ville rose, je suis montée sur scène avec mon pansement ! C’est un très bon souvenir et j’espère que les Toulousains seront au rendez-vous.

Propos recueillis par Sophie Orus

Amel Bent
«A 20 ans»
Mardi 8 avril à 20h30
Au Bikini
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