La Maison Midi-Pyrénées ferme ses portes

La Maison Midi-Pyrénées, rue Rémusat, fermera fin août.

Ouverte depuis dix ans rue Rémusat, la Maison Midi-Pyrénées fermera ses portes à la fin du mois d’août. La décision est tombée la semaine dernière, mais elle est dans les cartons depuis  « près de deux ans », selon Philippe Guérin, président du Comité Régional du Tourisme (en charge de l’animation du local). Le point sur les raisons de cette fermeture.

« La maison Midi-Pyrénées ne correspondait plus aux besoins des touristes, d’ailleurs la fréquentation du lieu est devenue très basse », explique Philippe Guérin. La proximité avec l’office du tourisme, situé derrière le Capitole, n’a pas arrangé les choses. A partir de septembre, le portail internet et les applications smartphone suffiront à informer le public. Face à ces nouvelles technologies, « la Maison Midi-Pyrénées était devenue obsolète » reconnaît le président du CRT. Quant aux cinq salariés de la rue Rémusat, « ils seront rapatriés au CRT », précise-t-il. « L’opposition régionale  réclamait depuis plusieurs années, la fermeture de ce lieu », a réagi par communiqué Marie Déqué, vice-présidente du groupe Républicains & Territoires. Elle dénonce à la fois l’obsolescence de cet équipement ainsi que son coût trop important pour la Région. En effet, cette dernière qui subventionne le CRT a très nettement baissé le montant de la somme allouée, passée de 719 000 euros (en 2012) à 542 000 (en 2013). « En cette période de restriction budgétaire, maintenir l’existence de ce local représentait un coût trop important », concède Philippe Guérin. Si aujourd’hui, le groupe d’opposition se déclare satisfait de cette fermeture, il regrette qu’elle « ne soit pas intervenue plus tôt. »

Une fermeture trop attendue ?

Selon Philippe Guérin, la décision de fermer la Maison date d’il y a environ deux ans. Alors pourquoi avoir tant tardé à la mettre en application ? « Il y a une procédure à suivre, un bail à respecter », répond-il. Pourtant le bail se terminait fin juin dernier et a pourtant été prolongé pour les deux mois d’été : «On voulait fermer tranquillement, sans brutalité », justifie le président du CRT.

La reconversion du lieu est encore inconnue. Le propriétaire est un bailleur privé, mais l’opposition municipale compte veiller au grain, afin que « que la nouvelle destination de ces locaux situés au cœur de la Ville Rose soit conforme aux attentes et aux besoins des Toulousain(e)s et permette la préservation de l’identité commerçante du centre-ville historique de Toulouse », précise le communiqué signé par Marie Déqué, qui est également présidente du groupe Toulouse Métropole d’Europe à la municipalité.

 

Coralie Bombail



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