La libération de Toulouse, un 70e anniversaire pédagogique

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Les 19 et 20 août 1944, les résistants toulousains chassent l’armée allemande de la ville. Le Général de Gaulle s’exprime au balcon du Capitole. Scènes de liesse dans toute la ville. Aujourd’hui, Toulouse commémore cet évènement historique, autour d’expositions qui ramènent le visiteur 70 ans en arrière.

 

Dans la cour Henri IV du Capitole, les curieux ralentissent le pas en ce mardi 19 août. Un étalage étrange attire l’attention. Armes, équipements militaires, parachutes, grenades et autres explosifs sont présentés sous les yeux des passants. Il s’agit d’une exposition de matériels de la résistance, organisée par l’association de reconstitution historique « Les Oies sauvages », à l’occasion du 70e anniversaire de la libération de Toulouse. En habits d’époque et coiffés de bérets, plusieurs personnes animent le stand et répondent aux questions des badauds. Les objets proviennent en partie « des collections personnelles des membres de l’association », indique Frédéric, membre fondateur des Oies sauvages. D’autres ont été prêtées pour l’occasion : « Le service de déminage local nous a confié des explosifs neutralisés », cite-t-il en exemple. Ces passionnés d’histoire ont créé l’association en 2007, « dans le but de renforcer le devoir de mémoire en utilisant nos collections ». Des pièces chinées « un peu partout, dans les brocantes ou grâce au bouche à oreille », précise Frédéric. Si l’on additionne les trouvailles des 28 membres, il est possible de réunir près d’une centaine d’armes. Concernant plus spécifiquement la seconde guerre mondiale à Toulouse, on trouve des armes allemandes et françaises, mais également anglaises et  américaines « qui ont été parachutées dans la région ».

A l’étage du Capitole, salle Henri Martin, une autre exposition ouverte jusqu’au 26 août retrace l’histoire de Toulouse pendant l’occupation. Le service éducatif des archives municipales de la ville a rassemblé de nombreux documents qui permettent de comprendre le quotidien en zone libre, le durcissement du régime de Vichy, l’organisation de la résistance, la libération puis le retour à un régime démocratique. L’aigle de la « soldatenheim », détrôné et piétiné place Wilson, est immortalisé par Jean Dieuzaide, tout comme le moment où les Toulousains se débarrassent des panneaux de signalisation allemands. D’autres clichés de Germaine Chaumel montrent la foule en liesse sur la place du Capitole ou encore le Général de Gaulle qui défile dans les rues de Toulouse. Outre ces images, l’exposition tente de plonger le visiteur dans l’atmosphère de l’époque grâce à des affiches de propagandes, des correspondances censurées, ou encore d’anciens articles de presse. « Toulouse a fait au Maréchal Pétain l’accueil le plus enthousiaste », peut-on lire sur l’un d’entre eux.

 



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