La LGV avant 2030, bonne ou mauvaise nouvelle ?

La semaine dernière la publication du rapport Duron avait réactivé la polémique autour de la LGV (ligne à grande vitesse) Bordeaux-Toulouse, en la proposant à l’horizon 2030… Tout le monde attendait donc de savoir si le Premier Ministre allait suivre les préconisations dudit rapport. Cela a été fait le 9 juillet dernier, et Jean-Marc Ayrault a bien confirmé que cette ligne restait bien une priorité du gouvernement… Mieux, elle est la seule maintenue avant 2030. Les deux leaders de l’opposition municipale, Jean-Luc Moudenc et François Chollet, ont tenu à réagir ensemble à la nouvelle, en la maniant avec précaution et prudence : « Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard. Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement. Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou. » Du côté des écologistes, depuis fort longtemps opposés à ce projet (voir notre interview de Gérard Onesta, p9), l’inquiétude reste de mise : « Au final, ce sont les usagers qui risquent de faire les frais de cette surenchère, alors que la rénovation des voies existantes ferait arriver à Toulouse une grande vitesse concurrentielle vis-à-vis de l’avion, à une échéance beaucoup moins lointaine, et pour 4 milliards de moins» avance Antoine Maurice, vice-président de la communauté urbaine. Optimisme ou pessimisme selon les interlocuteurs, la LGV va donc continuer à faire couler beaucoup d’encre … avant 2030.

Thomas Simonian

 



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