La France en Action repart en campagne

«Conduire la collectivité humaine au bien-être durable». Le parti La France en Action créé en 2004, revient sur le devant de la scène politique et médiatique. Son Président fondateur Jean-Marc Governatori, de passage à Toulouse pour une réunion-débat, met d’ores et déjà le cap sur les européennes de 2009 et fait le point sur les accusations de sectarisme perpétrées à l’encontre de son mouvement.

 
«Nous allons être réhabilités, montrer que nous sommes blanc-bleu, que nous n’avons rien à nous reprocher», déclarait la semaine dernière le Président fondateur de la France en Action Jean-Marc Governatori, de passage dans la ville rose en vue de recruter de nouveaux sympathisants. Son parti, victime d’un montage politico-financier ? C’est ce qui devrait selon lui, ressortir de neuf mois d’investigation judiciaire. Les faits remontent aux Législatives 2007. A trois jours des élections, le député UMP Georges Fenech, Président de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes à l’Assemblée nationale, affirme que la France en Action est «l’émanation de plusieurs mouvements sectaires». A l’époque, l’affaire qui fait grand bruit dans les médias, ne fait justement pas les affaires de la France en Action, comme l’explique son président : «Un sondage des RG du 4 juin (2007, ndlr) nous donnait un million de suffrages. En terme financier, cela représentait huit millions d’euros sur cinq ans et en terme de reconnaissance électorale quelque chose d’extraordinaire, car nous venions de nulle part avec un projet à contre-courant. Suite à quoi, Monsieur Fenech et ses complices ont lancé cette diffamation très grave qui nous a plombés». Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort… Ce «sale coup du système» n’aura eu raison ni de J.M. Governatori ni de son mouvement, qui réclament aujourd’hui dix millions d’euros de dommages et intérêts.

Vouloir d’achat

Tournure des événements qui pourrait s’avérer plutôt intéressante donc, pour cet ancien chef d’entreprises (douze créations à son actif) niçois qui connaît bien les chiffres. Après avoir perçu trois millions d’euros de la vente de ses parts de PME, constatant les «carences des pouvoirs publics de droite comme de gauche», il décide de faire don de son patrimoine à la politique et crée en 2004, la France en Action. Se plaçant au-delà du clivage politique droite/gauche, ce parti a pour objectif de «conduire la collectivité humaine au bien-être durable» ; expression que Jean-Marc Governatori, écologiste dans l’âme, signataire du Pacte de Nicolas Hulot, préfère à «développement durable».
Son projet pour le pays, il le décline dans ce livre préfacé par Albert Jacquard, «Politique Ecologique = Plein emploi», dans lequel il tente de prouver qu’une politique écologique digne de ce nom (passage à 100 % à une agriculture bio par exemple), «amènera la pleine santé comme le plein emploi et contribuera à annuler une cause de la délinquance (l’inactivité)».
De même au pouvoir d’achat, thème d’actualité s’il en est, qui fera l’objet d’une publication prévue pour septembre, J.M. Governatori oppose le vouloir d’achat. A bas le superflu, l’insatiabilité humaine, cette «croissance économique obsessionnelle» qui caractérisent selon lui, l’UMP et le PS au détriment du «bien-être durable» : «Si les classes moyennes réduisaient leur vouloir d’achat, si elles cultivaient leur savoir d’achat, elles auraient bien plus de pouvoir d’achat». Pure utopie ou simple bon sens ? Quoi qu’il en soit la France en Action avance. Prochain cap, les Européennes de 2009 avec la possible création de “L’Alliance” : une nouvelle confédération, regroupant des Verts, des membres de Génération Ecologie, de Cap 21 entre autres, et qui serait porté par un groupe d’artistes, issu de la chanson et du cinéma. Décision que devra toutefois entériner le conseil national de la France en Action à Paris le 15 juin prochain.

Claire Manaud

«Politique Ecologique = Plein emploi »
De Jean-Marc Governatori
Editions Jouvence
www.lafranceenaction.com


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