La colocation vue de Toulouse

Un trentenaire toulousain vient de créer son propre site de colocation à portée internationale. Mis en ligne au début de l’été, sharemyflat.com a déjà reçu plus de 21000 visiteurs uniques.

Entre Philippe Jardel et la colocation, c’est une longue histoire. Pendant six ans, ce trentenaire toulousain a vécu en colocation avec douze personnes. Un phénomène qu’il découvre «par hasard» et qui va d’entrée de jeu le passionner : «C’est un mode de vie communautaire en constante évolution depuis des années et qui me plaît vraiment. On vit ensemble, on partage les mêmes repas… Je trouve très intéressant de côtoyer d’autres cultures, des gens d’horizons différents, cela apporte une autre façon de penser» raconte Philippe Jardel. Tant et si bien que ce dernier vient de créer son propre site de colocation. «En fait, quand j’ai dû à l’époque trouver mes propres colocataires, j’ai bien sûr consulté les sites existants mais je ne les trouvais ni commodes, ni optimisés» explique-t-il.

Mieux appréhender le prix d’un logement

Pour concevoir sharemyflat.com (en français, partage mon appartement), Philippe Jardel s’est ainsi servi de sa longue expérience dans le domaine. L’une des particularités du site est d’être transnational : «Il permet de proposer ou de trouver une chambre partout dans le monde dans son propre pays ou à l’étranger» précise-t-il. Traduit en bientôt dix langues, sharemyflat.com propose également un mode de recherche différent : «Il est basé sur une cartographie dynamique. Par exemple, vous tapez le nom de la ville et celui de l’université où vous allez étudier. Cela va afficher les colocations qui se situent autour du lieu entré.» poursuit Philippe Jardel qui a de la même manière opté pour une plus grande diversité de critères et de tags (étiquettes) à remplir, «puisque là aussi» dit-il, «j’ai souvent été déçu. Or il s’agit de se donner un maximum de chances pour trouver son colocataire idéal.» Autre spécificité : un système de devises qui donne la possibilité de convertir le prix d’une annonce dans sa monnaie nationale, «pour mieux appréhender le prix d’un logement».

Une interface «la plus neutre possible»

Lancé en juin dernier, le site a déjà reçu plus de 21000 visiteurs uniques depuis une centaine de pays et récolté à ce jour près de 1200 annonces qui se répartissent principalement en Europe mais aussi en Turquie, en Australie et Nouvelle Zélande. Son design très épuré ne fait pas l’unanimité mais son concepteur l’a voulu ainsi : «Nous souhaitons avoir une interface la plus neutre et la plus intuitive possible pour une meilleure ouverture à l’international».  Géré par deux personnes à temps plein, sharemyflat.com est disponible en freemium : un modèle économique qui associe une offre gratuite (free), en libre accès pour les services de base, et une offre «Premium», pour les options, en accès payant. Ce sera le cas pour les professionnels qui proposent sur le site plusieurs logements. «La colocation se développe tellement aujourd’hui que certains, propriétaires ou agences spécialisées, en font un métier. Ces gens-là peuvent contribuer à faire vivre le site et permettre au plus grand nombre de l’utiliser gratuitement.» assure Philippe Jardel. Des évolutions supplémentaires sont en cours.

Claire Manaud

www.sharemyflat.com



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