La chanson du dimanche; «Porté par le défi d’écrire une chanson»

Révélé par Internet en novembre 2007, “La Chanson du Dimanche” est un groupe formé par un professeur de maths, Clément, et un scénariste, Elec. Laissant une grande place à l’improvisation et inspiré par l’actualité, le duo jouit, aujourd’hui, d’un succès médiatique retentissant.

 

Vos chansons sont, en majorité, écrites à travers le prisme de l’actualité, via un angle singulier. Malgré son côté humoristique, “La Chanson du Dimanche” est-elle seulement du pur délire ?
Non, c’est n’est pas que de la pure déconne. Pour nous, c’est d’abord de la musique. On cherche la mélodie avant tout avec quelque chose d’entraînant, de péchu (sic), qui soit facile à chanter. C’est aussi la volonté de noter quelques incohérences et quelques absurdités du monde qui nous entoure. On essaye d’apporter quelque chose, à la fois par la pêche, la mélodie, et par l’humour.

En une année, vous sortez un dvd, un livre et un album. Vous attendiez-vous à une réussite si probante ?
On ne s’attendait à rien. Nous n’avions pas en tête que nos rendez-vous dominicaux puissent être un groupe. Mais après trois chansons, on s’est rendu compte que ce que nous écrivions avait une identité propre. Il y avait un style, un concept. On s’est laissé porter par le défi d’écrire une chanson chaque week-end, et par les internautes qui nous écrivaient de plus en plus. Tout ça n’a pas été calculé.

«Internet est une nouvelle scène»

Cela veut-il dire aussi qu’Internet est désormais l’interface la plus concluante pour se faire entendre ?
Le Web est d’ores et déjà une nouvelle scène. C’est le seul média accessible pour tous ceux qui commencent. Il n’y a pas vraiment de grosses découvertes dans les médias traditionnels. Ils récupèrent plutôt des artistes qui marchent depuis un certain temps. Il y a tout de même un parcours à effectuer sur Internet pour accéder à une grande écoute. Malgré tout, ce média reste beaucoup plus libre et beaucoup moins formaté que la télévision ou la radio.

Suite à une telle médiatisation, envisagez-vous de construire un projet musicalement plus ambitieux ?

On a déjà étoffé cet aspect-là sur scène dans la mesure où l’accompagnement est plus travaillé. On a fait des arrangements pour pouvoir donner plus de pêche et ne pas fournir un truc “planplan” (sic) sur scène. Ce serait un rêve de faire un show avec de vrais musiciens. On a pensé à un guitariste et un batteur, des personnes qui apportent toute la richesse d’un jeu humain. Le problème étant l’argent et le souci de ne pas dénaturer ce que les gens aiment : autrement dit la simplicité.

Pas d’appréhension particulière pour le Bikini le 28 mars?
Ah non ! Au contraire ! On a une grosse envie. Et puis c’est une belle salle. On a un public adorable qui répond bien, c’est un pur bonheur pour nous. Donc, vivement Toulouse.

Propos recueillis par Matthieu Amaré

La Chanson du Dimanche en concert
Samedi 28 mars au Bikini


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