La beauté change de visage

Selon une étude mondiale des laboratoires Allergan récemment présentée à Toulouse, pour séduire 83 % des femmes cherchent à paraître naturelles. Pour y parvenir, ces dernières délaisseraient progressivement les crèmes anti-rides pour les remplacer ou compléter leur efficacité par les traitements injectables, acte médical à ne toutefois pas prendre à la légère.
Chassez le naturel, il revient au galop. C’est exactement ce que traduit une étude anthropologique internationale commandée en 2006 et dévoilée ces jours derniers à Toulouse par les laboratoires pharmaceutiques Allergan*. En effet, pour 83 % des femmes dans le monde, le naturel resurgit comme motif de séduction. Plus précisément en France, 74 % des sondées ne souhaitent pas faire plus jeune mais paraître au meilleur de leur âge : pour y parvenir, 27 % pratiquent un régime beauté (nettoyage de la peau, maquillage, injections de toxine botulinique ou produits de comblement). Elément qui tend à confirmer cette recherche accrue de naturel : la fin du mythe “zéro rides”. L’étude démontre qu’effacer son âge et par conséquent ses rides, ne fait plus recette. Six femmes sur dix désirent en atténuer certaines, particulièrement les rides frontales, pour avoir l’air plus rafraîchi et reposé (51 %), l’envie de paraître au meilleur de son âge (49 %), avoir l’air moins stressée et moins fatiguée (43 %).

 

De la crème anti-rides à l’injection

Aujourd’hui, ce n’est pas un scoop, le culte de la beauté est partout, avec ces stars dont on nous rabâche à longueur d’émissions et autres magazines people combien elles sont parfaites de la tête au pied. Pas étonnant dans ces conditions, que 52 % des Françaises ressentent une pression croissante pour paraître plus séduisantes. Dans ce domaine, les crèmes anti-rides, toujours selon l’étude, semblent avoir fait leur temps, bien que leur utilisation, est-il précisé, ait doublé ces cinq dernières années. Pour les remplacer ou compléter leur efficacité, les traitements esthétiques non invasifs, comprendre les injections, qui ne seraient plus «envisagés comme une chirurgie mais comme un moyen de remplacer la lutte anti-âge par l’action de vitalisation et de potentialisation de la peau». Alors que les 45-60 ans représentaient les patients les plus demandeurs de traitements esthétiques injectables, aujourd’hui ce sont les plus de 60 ans qui prennent le relais.10 % des Françaises entre 25 et 30 ans révèlent y avoir déjà recouru toujours ces cinq dernières années et 20 % disent envisager leur usage dans le futur.

Passage à l’acte

Ce sont les grandes occasions qui décident les Françaises à passer à l’acte : mariage d’amis ou de membres de la famille (28 %), leur propre mariage ou un remariage (24 %), un changement de carrière (21 %), une séparation amoureuse (10 %), ou encore les résolutions de la Nouvelle Année (7 %). En outre, 61 % d’entre elles considèrent que le point de vue de leur partenaire joue un rôle important (49 %) voire très important (12 %) dans leur décision de recourir à ces traitements.

Quid des hommes ?

La parité dans l’esthétisme fait son apparition. En effet, les Français eux aussi, subiraient la terrible pression de l’apparence (27 %). 55 % considèrent que les soins de beauté sont désormais plus importants pour eux et 24 % estiment au même titre que les femmes que les soins de beauté impactent davantage leur propre estime. Pour nos chers compatriotes, paraître rafraîchi et reposé est déterminant ; un homme sur cinq reconnaissant que prendre soin de soi aide à apparaître plus professionnel sur le marché du travail. Par ailleurs 24 % pensent que suivre un régime beauté leur permettra de sembler en meilleure santé. Pour y arriver, ils utilisent un soin beauté traditionnel (savon et eau) à 82 % et font partie des 25 % des Européens qui considèreraient les traitements injectables comme partie intégrante de leurs soins de beauté.

Claire Manaud

* étude conduite par Research International via un panel omnibus en ligne de femmes et d’hommes entre 25 et 60 ans. Un échantillon représentatif national de 1 000 femmes et de 500 hommes a été pris en compte dans chaque pays européen interrogé (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni), un autre de 2 000 femmes et 1 000 hommes aux USA.



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