Journées européennes du patrimoine 2013: Demandez le programme !

Les 14 et 15 septembre, les  hauts lieux culturels ou historiques habituellement fermés au quidam ouvrent leurs portes au grand public. La trentième édition des Journées européennes du patrimoine est l’occasion rêvée pour tous de découvrir les pépites patrimoniales de la région Midi-Pyrénées et de la belle ville de Toulouse. L’édition de cette année est aussi marquée par un anniversaire particulier : le centenaire de la loi de protection des monuments historiques.

 

Le mot des « chefs d’orchestres » régionaux  1200

« Lors des Journées européennes du patrimoine, 12 millions de personnes se déplacent pour visiter les monuments historiques en France. C’est une reconnaissance pour tous les partenaires qui s’investissent dans cet événement mais aussi, une reconnaissance pour notre culture nationale » explique le préfet de Région Henri-Michel Comet lors de la conférence de presse du lancement de la trentième édition des Journées européennes du patrimoine. En Midi-Pyrénées, 1200 lieux sont visitables sur les 2 762 monuments historiques protégés. Selon le préfet, « la protection du patrimoine c’est aussi, et tout autant, de l’activité économique. Elle génère de l’attractivité touristique mais aussi de l’économie pure. Un emploi direct au service du monument historique en induit une quinzaine d’indirects. » Puis de préciser qu’en Midi-Pyrénées, « l’Etat investit 10 millions d’euros par an pour le patrimoine ».

 

« Un levier économique »

Pour Philippe Mercier, conservateur régional des monuments historiques, « nous menons un travail interdisciplinaire. L’une de nos grandes forces est de fédérer de nombreux corps de métiers ». L’accent est mis sur le centenaire de la loi du 31 décembre 1913, la toute première « loi sur les monuments historiques promulguée à un moment charnière de notre histoire : la première guerre » explique Philippe Mercier. Pour l’occasion, les services de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), présentent une exposition inédite dans leurs locaux du 32 rue de la Dalbade à Toulouse. Côté perspectives, le Conservateur régional aux monuments historiques annonce le lancement d’une étude sur le patrimoine du 20e siècle en Midi-Pyrénées, dans laquelle seront peut-être examinés des lieux comme la prison Saint Michel, le site de l’aéropostale de Montaudran. A suivre.

 

 

Michel Vaginay, conservateur régional de l’archéologie

L’interview de Michel Vaginay, conservateur régional de l’archéologie. 1000

Michel Vaginay, vous êtes conservateur régional de l’archéologie. En quoi consiste votre profession ?

Je suis responsable du service régional de l’archéologie et de la connaissance à la Direction Régionale de Affaires Culturelles (DRAC). Ce service s’occupe de l’archéologie au niveau régional mais en même de temps, de gérer, de donner accès au public à la documentation et aux archives du secteur « Patrimoine » de la DRAC.

Quelle est la mission de votre service ?

Pour le secteur de l’archéologie qui est le cœur de mon métier, la mission de la DRAC est d’administrer la recherche archéologique régionale. Nous instruisons les demandes d’autorisation d’opérations archéologiques qui nous sont adressées par des chercheurs. Nous veillons à la prise en compte de l’archéologie dans les travaux d’aménagement, ce que l’on appelle l’archéologie préventive. Nous prescrivons des opérations archéologiques, de reconnaissance voire de fouilles qui nous paraissent s’imposer sur des terrains sur lesquels il va y avoir des aménagements susceptibles de menacer ce patrimoine.

Vos services communiquent, sont présents dans des colloques…

Oui, nous effectuons notre mission de recherche et de valorisation du patrimoine qui intéresse l’archéologie par le biais de soutien à des colloques, des expositions, des participations à des programmes de recherche. Les agents de ce service sont pratiquement tous rattachés à une unité mixte de recherche du CNRS de Toulouse qui travaille avec l’université du Mirail.

Combien de chantiers archéologiques sont en cours actuellement ?

En ce moment, 208 opérations archéologiques sont en cours sur la Région. Dont 106 diagnostics d’archéologie préventive.

 

 

Chronologie

1810 Première enquête sur l’état des châteaux et abbayes qui ont survécu à la Révolution

1830 Création du poste d’inspecteur général des monuments historiques

1837 Création de la commission des monuments historiques

1913 Promulgation de la loi de protection des monuments historiques

1914 11 édifices sont classés en Midi-Pyrénées dont, à Toulouse, l’Hôtel d’Assézat

 

 

A Toulouse

Comme chaque année, le programme à Toulouse est chargé ! Plus d’une soixantaine de sites, tous aussi remarquables les uns que les autres, attendent avec impatience les visiteurs.

Quelques visites immanquables :

L’ancien collège de l’Esquille, entrée au 69 rue du Taur. Ses façades et toitures donnant sur les rues des Lois et de l’Esquile, les façades sur cour, l’escalier Louis XIII  sont inscrits aux monuments historiques depuis 1993. Ouvert dimanche de 10h à 17h. Gratuit.

L’Hôtel des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, la DRAC, 32 rue de la Dalbade. Un édifice remarquable rarement ouvert au public. En bonus cette année, une exposition sur le centenaire de la loi de protection des monuments historiques. Inscription aux visites par téléphone au 05 67 73 20 14. Ouvert samedi et dimanche de 10h à 18h, gratuit.

L’espace EDF Bazacle, 11 quai Saint Pierre. Un site exceptionnel qui accueillait dès le XIIe siècle des moulins. Au XIXe le site se transforme en centrale hydro-électrique. C’est aujourd’hui aussi un lieu d’exposition. Ouvert samedi de 11h à 23h et dimanche de 11h à 19h. Gratuit.

La Préfecture de Région, ancien archevêché du XVIIe siècle. Visite des Salons, du Parc, de la salle des gardes, de l’escalier d’honneur, du centre opérationnel et du bureau du préfet. Démonstrations d’artisans d’art et exposition de voitures d’époque. Ouvert dimanche de 10h à 17h30. Gratuit.

L’Eglise du Gesu, 22 bis rue des fleurs. Edifice de style néo-gothique méridional, son orgue Cavaillé-Coll est classée monument historique. Ouvert samedi de 10h à 12h puis de 14h à 18h. Concert le samedi à 21h. Gratuit.

Le coin des visites guidées…

« Les métiers au fil des rues : la vie des artisans  et commerçants au Moyen Age » avec l’Association Patrimoine et Histoire de l’Art en Volvestre et Midi-Pyrénées (APHA, renseignements au 05 61 62 95 22). Rendez-vous dimanche sous les arcades de la place du Capitole à 10h. Durée 2h, prix 3€ et gratuit pour les moins de 18 ans.

« Le cimetière Terre Cabade, art funéraire et toulousain(es) célèbres » par l’APHA. Départ dimanche à 15h à l’entrée principale, 1 avenue du cimetière. Durée 2h, prix 3€ et gratuit pour les moins de 18 ans.

Le Bus-musée de la ligne 16. Sur le parcours classique de la ligne roulera un bus-musée de type SC1OU, une animation de l’ASPTUIT. Au terminus des 7 Deniers bus-expo sur le thème de 150 ans de transports publics à Toulouse.

Le département d’histoire de l’Art de Université Toulouse Mirail propose de nombreuses visites : « Voir et savoir, les fondements de la sauvegarde du patrimoine ». Visites gratuites. Plus d’information sur le site internet des journées européennes du patrimoine.

 

 

 

Coup de cœur

Le musée postal des anciens ambulants de Toulouse

Notre coup de cœur revient cette année au musée postal des anciens ambulants de Toulouse ! Dans six wagons historiques qui servaient à acheminer le courrier, vous pourrez admirer une collection complète d’objets, de photos, d’uniformes de postiers…Surprise garantie et découverte de métiers et d’objets peu connus, voire disparus aujourd’hui. Michel Padilla, président du musée, et son équipe vous accueilleront avec le sourire samedi et dimanche de 10h à 18h. 70 rue Pierre Cazeneuve. Gratuit.

 

 

 

 

En région

Eauze, dans le Gers

Première ouverture au public du site exceptionnel d’Eauze : la Domus de Cieutat datant du IVe siècle avant notre ère, au cœur d’Eluza, antique cité d’Eauze. Visite du site, du musée archéologique, du trésor découvert en 1984. Ouvert samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.

Gréalou, dans le Lot

Les chemins de Saint Jacques de Compostelle, en France, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Sur la commune de Gréalou (Lot) se trouve un dolmen appelé dolmen de Pech-Laglaire 2. Avec le soutien du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et de l’ACIR Compostelle, une plaque commémorative d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial du dolmen de Pech Laglaire au titre des « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » sera inaugurée à l’occasion des Journées européennes du patrimoine. Nombreuses animations samedi et dimanche.

 

Plus de choix et d’informations sur le site des Journées européennes du patrimoine : journeesdupatrimoine.culture.fr



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