Jérôme Wyss écrit à Jean-Luc Moudenc

jerome-wyss-630x0-630x0Expéditeur

Jérôme Wyss : Ce jeune sans-abri était jugé le 6 juillet pour « agression sur représentants des forces de l’ordre » après son interpellation début juin quai de la Daurade à Toulouse au cours de laquelle quatre policiers municipaux avaient été mordus par ses chiens. Les conditions de son arrestation ont suscité une vague de réactions et la création d’un comité de soutien. Lors du procès, Jérôme Wyss a été libéré avec une peine légère pour violence involontaire. Ses chiens lui restent pour l’heure confisqués par un arrêté du maire. Une pétition de soutien a déjà recueilli 40 000 signatures.

 

Destinataire

Jean-Luc Moudenc : Il a été élu maire en avril 2014, lui qui fut déjà l’édile de la ville rose de 2004 à 2008. Il est également président de Toulouse Métropole, mais aussi de l’association des maires des grandes villes de France.

 

 

Monsieur le maire,

 

Permettez-moi de vous parler franchement, mais en toute courtoisie. J’aurais préféré un entretien direct avec vous. Les choses que j’ai à vous dire sont longues et complexes. On dit de vous que vous revenez rarement sur vos décisions. Malgré tout je vous demande la faveur exceptionnelle de m’accorder un recours gracieux concernant le retrait de l’arrêté municipal du 22 juin 2015 me dépossédant du titre de propriété de mes chiens. Aujourd’hui je suis seul, mes chiens me manquent, ils sont ma famille. Je me sens un peu perdu même si j’ai actuellement un logement dans lequel je peux accueillir mes animaux.

« Je n’ai commis aucun crime si ce n’est de vivre dehors contre mon gré. »

Je suis triste de les savoir enfermés et de ne pas avoir eu l’autorisation de les voir, d’autant plus qu’un chiot est mort 6 jours après ma détention et je n’ai été informé que le lendemain de mon jugement (le 6 juillet 2015). Je suis donc inquiet du traitement de l’ATPA.SPA envers mes loulous. Je n’ai commis aucun crime si ce n’est de vivre dehors contre mon gré. Je pense que vous avez un cœur comme tout le monde et une intelligence qui vous a conduit là où vous en êtes en ce moment. Je suis persuadé que l’on pourrait trouver un terrain d’entente. J’espère que vous comprendrez ma demande et que vous changerez votre décision en ma faveur…

 

Recevez, monsieur mes sincères salutations.

 

Jérôme Wyss

 

 



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