Jean-Pierre Adani ; «Est-ce Dieu possible ?»

Après la biographie et le roman, Jean-Pierre Adani se lance dans un nouveau style : l’essai. Dans son dernier ouvrage “Est-ce Dieu possible !”, paru aux Editions Ixcéa, il se penche sur notre société de consommation et l’analyse sans fard ni calcul. Il regrette ainsi le manque de prise de conscience individuelle et collective, tout en restant confiant, en gardant la foi en l’espèce humaine.

 
Jean-Pierre Adani, après avoir publié plusieurs ouvrages, vous récidivez ?
En quelque sorte, oui, je découvre que depuis que j’ai commencé à écrire, l’envie de continuer vient de manière naturelle.

Après la biographie, l’autobiographie, le roman, vous passez à l’essai. Qu’est-ce qui vous motive ?
Le présent et son futur.

C’est-à-dire ?
La biographie relève du passé des autres, l’autobiographie est plus intimiste. Quant au roman il s’agit d’une pure fiction destinée à faire rêver, fantasmer, intriguer, frémir. L’essai, bien que pratiqué depuis l’Antiquité, a trouvé sa forme moderne à travers Montaigne qui en a fait un genre littéraire à part entière destiné à débattre d’un ou de plusieurs sujets, vus avec “la paire de lunettes” de l’auteur.

Certains essais de nos jours, cherchent la polémique. Qu’en est-il du votre ?
Je pense que cela n’est pas mon cas, du moins, j’espère ne pas être perçu comme un auteur à polémique.

Pourquoi ? Expliquez-nous ?
Dans un livret d’une soixantaine de pages, j’ai voulu réunir tout ce qui touche, à mes yeux, notre société aujourd’hui, les phénomènes, les sujets d’actualité, les inquiétudes, vastes sujets sur lesquels j’apporte mon regard, en mettant à la disposition du lecteur dans ce “condensé”, les sources qui m’ont permis d’aboutir à mes propres analyses, laissant à chacun, la possibilité d’aller plus loin sur tel ou tel sujet.

Justement, ne craignez-vous pas la lourdeur, le côté rabat-joie ?
Peu m’importe, je crois que l’on n’écrit pas ce genre d’ouvrage pour en faire forcément un best seller.

Dans le dernier chapitre, vous touchez un sujet particulièrement sensible, celui de la retraite et des retraités. Le moins que l’on puisse dire c’est que votre approche ne manque pas d’originalité ?
Oui, mais chut… Laissons au lecteur le soin de la découverte.

Avez-vous de nouveaux projets d’écriture ?
Oui, je viens de terminer une biographie pour le compte d’un vieux Monsieur : “Harki, ma mémoire” qui doit paraître d’ici fin juin.

Vous êtes très occupé donc ?
Oui, de plus en plus par cette nouvelle activité, car, à chaque nouveau livre, entre démarches de parution, interviews, dédicaces, invitations dans des salons, l’emploi du temps se resserre.

Les salons, justement, parlons-en ?
Jusqu’alors, j’ignorais qu’il existait autant de Salons du livre. De plus en plus, je suis régulièrement invité. Je découvre cet univers qui met en évidence que l’intérêt pour la chose écrite est  loin d’être mort. Je viens de participer au Salon de Villeneuve sur Lot ou se côtoyaient, Lionel Jospin, Poivre D’Arvor, Macha Méril, JF. Khan, Isabelle Alonso, Claude Carrère ainsi que des auteurs moins connus, venus de toute la France. Des salons organisés par des équipes de bénévoles ; ce qui prouve que la passion du livre existe toujours bel et bien.

Propos recueillis
par Séverine Sarrat




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