Jean-Luc Moudenc : «Nous abandonnerons la chasse à la bagnole»

 

Hier, Jean-Luc Moudenc a tenu une nouvelle conférence de presse en vue des municipales. Au programme : transports et urbanisme.

«Toulouse doit devenir davantage accessible du point de vue régional, national et international. Nous devons favoriser la mobilité. Nous refusons une approche idéologique de ces questions et faisons le choix du pragmatisme. Nous abandonnerons la chasse à la bagnole. Nous sommes pour la liberté de choix», a répété le Numéro Un de la liste “Un nouvel élan pour Toulouse”, bien que favorable à la piétonisation et aux transports verts. Lancée en décembre dernier, l’idée d’une 3e ligne de métro revient aujourd’hui sur le devant de la scène, avec une «version consolidée» et un coût revu à la baisse de 1,445 milliard d’euros. «J’ai rencontré le président du Sicoval (François Régis Valette, ndlr) qui s’est tellement battu pour son projet qu’il préfère garder le calendrier de dessertes de Labège tel qu’il est aujourd’hui, 2019 au lieu de 2024. La ligne Aérospace (longue de 17km, ndlr) démarrerait du côté d’Astrium et nous maintiendrons le prolongement de la ligne B tel qu’il est prévu dans les plans actuels entre le terminus de Ramonville et Labège», a déclaré Jean-Luc Moudenc.

Suppression « des projets de tramway et de BHNS dans Toulouse »

Critiqué sur le volet financement, le candidat prône la suppression «des projets de tramway et de BHNS dans Toulouse», ce qui représente selon lui «une économie de 650 millions d’euros.» Il propose également de «désengorger la ligne A en heure de pointe avec l’idée de mettre quatre rames une fois sur deux, ce qui permet d’économiser 165 millions d’euros.» Et de mettre à contribution «une grosse partie des droits d’entrée des nouvelles concessions de parkings» soit 100 millions d’euros. Reste 530 millions d’euros à trouver et en cas de désengagement partiel «de certains financeurs» dont l’Etat et les collectivités, «nous pourrions contracter un emprunt complémentaire de 380 millions d’euros», remboursable à hauteur de 30 millions d’euros par an sur 18 ans, a indiqué Jean-Luc Moudenc.

Plus de 10 000 places de parking

Autre annonce, celle de la création de 5000 places de parking «au contact du métro» (les lignes A et B verraient leurs horaires d’ouverture étendus jusqu’à 3 du matin le week-end), et 5300 autres souterraines en périphérie des Boulevards. Il s’agit de « rendre plus accessible le centre historique de Toulouse », explique Jean-Luc Moudenc. De même, la liste “Un nouvel élan pour Toulouse” veut «redynamiser le commerce en centre-ville» et mettre en place le stationnement à 1 euro pour une demi-journée par semaine, comme rétablir le tarif de nuit dans les parkings à 5 euros. A l’étude également, la possibilité d’une deuxième rocade, associée au contournement ferroviaire de Toulouse ainsi que d’une ligne de bus circulaire autour du périphérique, sur la bande d’arrêt d’urgence.

Rétablir «un vrai dialogue avec les Toulousains»

En matière d’urbanisme, «la densité est nécessaire mais elle doit être modérée parce qu’elle ne doit pas remettre en cause l’identité de la ville et la qualité de vie», a indiqué Jean-Luc Moudenc qui souhaite que Toulouse soit reconnue “Cité historique” et «faire jouer tout son rôle» à l’architecte conseil de la ville. «L’embellissement» des espaces publics, («Nous végétaliserons le mur soviétique mis en place à la sortie du métro Capitole»), des places emblématiques, des quartiers, des entrées de ville, en passant par le réaménagement des allées Jean Jaurès (types Champs-Elysées ou Ramblas barcelonaises), ou par la création d’un centre d’affaires de niveau européen à Matabiau, et «l’organisation de la séparation des flux», sont également au programme : «Aujourd’hui sous prétexte d’un concept fort sympathique qui est “la ville apaisée”, en réalité, c’est la ville énervée que l’on vit. Piétons, voitures et vélos ne savent pas exactement quelle est leur place» fait remarquer Jean-Luc Moudenc. Un nouveau PLU sera «bâti avec les habitants» affirme le candidat. Objectif : rétablir «un vrai dialogue avec les Toulousains.»

Claire Manaud



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