Jean-Luc Moudenc : « Face à l’horreur, nous sommes unis »

Moudenc

Les élus de Toulouse Métropole se sont rassemblés ce matin, en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Jean-Luc Moudenc s’est exprimé sur ce drame et a salué la mobilisation toulousaine.

 

« C’est la République qui est atteinte, la démocratie, la liberté et particulièrement celle de la presse, des fondamentaux très gravement ébranlés », a déclaré le président de Toulouse Métropole. Seul à s’exprimer aux côtés des présidents de groupe, les élus métropolitains ont tenu à être unis dans ce moment d’hommage et d’émotion : « Face à l’horreur, nous sommes unis », clame Jean-Luc Moudenc. Au-delà de cette « union sacrée » locale, le maire de la ville va plus loin en affirmant son soutien au « président de la République et au gouvernement dans leurs actions face à ce mal ». Un mal qu’il faut « avoir le courage de nommer » selon lui : « Nous ne le découvrons pas depuis hier, il s’agit du détournement, d’une trahison même, d’une religion ». L’édile profite de l’occasion pour saluer les déclarations de tous les représentants religieux de Midi-Pyrénées qui ont condamné « le prétexte d’une référence religieuse pour justifier l’injustifiable ».

A Toulouse, « ville de l’affaire Calas, ville des attentats de Mohammed Merah, il y a une sensibilité particulière, et la mort du toulousain Bernard Maris donne à ce drame une résonnance plus forte ici », souligne Jean-Luc Moudenc. Les 10 000 personnes rassemblées hier soir place du Capitole en témoignent.

Le discours terminé, les présidents de groupe se sont exprimés face à la presse. « Hara Kiri, Charlie, c’est une toute une génération qui a marqué son époque, c’étaient des hommes et des femmes capables de porter un regard critique sur l’actualité. D’autres poursuivront cet esprit, c’est une tradition de longue date en France. Les terroristes perdront car on ne perd pas contre un esprit », a affirmé Claude Raynal, président du groupe socialiste. « La démonstration citoyenne de notre ville conforte l’idée de rejeter la terreur et de réaffirmer la laïcité », a ajouté Pierre Lacaze, président du groupe communiste. Quant à Michèle Bleuse, qui préside le groupe EELV, elle a rendu hommage « à ces personnes qui ont marqué mes années étudiantes et mes premiers engagements ».

En fin de matinée, les élus se sont rendus au Capitole, cour Henri IV, pour observer une minute de silence.

 



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