Jean-Baptiste Desbois ; « La Cité de l’Espace a un vrai potentiel »

Jean-Baptiste Desbois a pris ses fonctions de nouveau directeur de la Cité de l’Espace début juin. Il fait le point sur ses ambitions et présente les grands rendez-vous de l’été du site toulousain.

 
Jean-Baptiste Desbois, vous étiez jusqu’à présent l’un des acteurs du patrimoine culturel nantais. Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir aujourd’hui le pilote de la Cité de l’Espace à Toulouse ?
J’évolue depuis maintenant 20 ans dans le secteur de l’économie mixte. J’ai commencé en 1991 à Nantes, quelques mois avant l’ouverture du Palais des Congrès, en tant que directeur général adjoint, et secrétaire général. En 2004, le maire de Nantes m’a proposé de créer une société d’économie mixte afin de gérer le Château des Ducs de Bretagne et son Musée d’Histoire. Je suis devenu directeur général de la structure l’année suivante pour gérer des établissements culturels à dimension touristique. Le maire de Nantes a décidé de rapprocher la structure de l’Office de tourisme et de l’agence culturelle Estuaire qui mè-ne un projet d’art contemporain autour de la Loire. Il y avait donc trois directoires pour un seul poste et je me suis donc retrouvé disponible pour venir à la Cité de l’Espace.

Quel constat avez-vous fait en arrivant à la Cité de l’Espace ?
C’est un très bel équipement qui a de bons résultats, avec un vrai contenu scientifique au sens large et une approche attractive. C’est toujours une équation difficile à réaliser mais tellement intéressante. Le site est en forme et dispose d’une équipe passionnante et passionnée. La Cité de l’Espace a un vrai potentiel.

275 000 visiteurs par an

 

Votre prédécesseur Bernard Burel avait l’habitude de qualifier la Cité de l’Espace de “parc ludo-éducatif”. Etes-vous d’accord avec lui et continuerez-vous à travailler en ce sens ?
Il me faut encore un peu de temps pour définir avec la collectivité (mairie de Toulouse, ndlr) une stratégie renouvelée. Personnellement, je pense qu’on est bien entre d’un côté un contenu scientifique qui a du sens, des choses à dire autour de l’astronomie et du spatial, et de l’autre, une dimension attractive. C’est cette articulation qu’il faut trouver. La Cité de l’Espace enregistre chaque année entre 265 et 275 000 visiteurs. Je souhaite a minima maintenir ces chiffres de fréquentation. Le but est de développer la Cité en tant que telle, dans la diffusion de la culture scientifique et technique, mais aussi dans la promotion de Toulouse.

Quels sont les grands rendez-vous à venir pour la Cité ?
Pour cet été, nous prévoyons quatre nocturnes, ce qui est une première pour le site : les 21 et 28 juillet, et les 11 et 18 août. “La nuit des étoiles” aura lieu quant à elle le 5 août. Par ailleurs, nous venons juste d’inaugurer un nouvel espace, l’Obser- vatoire, dédié à l’astronomie, après la refonte du pôle météo. Petit à petit, il faut retravailler les expositions permanentes, d’ici mai 2012. Nous proposons également le programme “A la recherche de la vie extra-terrestre”, comme l’été dernier, sujet un peu polémique mais abordé de façon non fantaisiste. Les deux mois d’été sont essentiels pour nous car ils drainent 25 % de la fréquentation annuelle.

Une caisse de résonnance pour les entreprises

La première pierre du musée de l’aéronautique Aéroscopia vient d’être posée. Comment vous positionnez-vous par rapport à ce nouvel établissement ?
Je crois que nous avons de vrais partenariats à imaginer. Il faut travailler ensemble et intelligemment. Tout dépend après du délégataire retenu mais on le ren- contrera. Si la collectivité a souhaité que la Cité de l’Espace soit portée par un système d’économie mixte, c’est bien pour en faire un acteur de promotion de sa destination et de sa filière. Et Aéroscopia s’inscrit dans cette dynamique.

Quelles vont être vos actions à destination des entreprises afin de développer les partenariats ?
Je considère que la Cité de l’Espace draine quatre grands types de publics : les scolaires, les touristes, les résidents et les entreprises. En ce qui concerne ces dernières, je suis frappé, dans le bon sens du terme, par le fait que les entreprises liées au spatial considèrent la Cité comme leur maison. La Cité de l’Espace a une aura internationale. Pour preuve, elle va recevoir en 2012 la conférence annuelle Ecsite, soit le congrès par excellence des sites de culture scientifique et technique européen. C’est une vraie reconnaissance pour nous et pour Toulouse. On peut dire que la Cité de l’Espace est une caisse de résonnance, un média à la fois pour la connaissance, la filière spatiale et le territoire.



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