Jade de Koh Lanta; « Dépasser mes limites »

1m70 pour 52 kg. Cette jeune toulousaine de 25 ans à l’allure frêle a pourtant un regard qui en dit long sur sa détermination. Gérante d’un complexe de sports mécaniques dans la région, Jade a fait de l’aventure et du surpassement de soi une philosophie de vie. Rencontre avec la gagnante de Koh Lanta 7 et la finaliste du Retour des Héros.

 
Jade, d’où vient ce goût pour l’aventure ?
Je pense que c’est une question de tempérament car j’ai toujours été attirée par ce qui demande de l’effort, de l’acharnement et de la compétition. Je suis un peu garçon manqué sur les bords même si je reste féminine ! J’aime mettre au défi les gens pour toujours aller plus loin, dépasser mes limites. Je m’aventure dans des chemins qui me correspondent sans être pour autant maso !

Avant votre premier Koh Lanta en 2007, aviez-vous déjà participé à des compétitions extrêmes ?
Koh Lanta a vraiment été le départ d’une nouvelle aventure, grâce à la médiatisation. Avant, j’aimais faire des sports à part comme l’accrobranche, la planche à voile ou le parapente. Par contre, j’ai toujours eu ce côté nomade avec la volonté d’explorer des terres inconnues. Un jour, j’ai décidé de tenter Koh Lanta que je regardais à la télévision. Au départ, la production a voulu jouer sur cette impression de fille fragile mais je leur ai prouvé que les apparences sont trompeuses. Physiquement, je n’étais pas la plus forte mais le mental a fait la différence, notamment sur l’épreuve des poteaux qui demande beaucoup de concentration et de bien connaître son corps.

Que retirez-vous de vos deux expériences à Koh Lanta, l’une en 2007 où vous sortez vainqueur, et l’autre cette année qui réunissait les plus grands compétiteurs des différentes éditions ?
J’ai préféré ma première aventure pour la découverte, à la fois des paysages et du jeu. Au départ, on se disait que Koh Lanta était truqué, que la production ne nous laisserait pas mourir de faim mais on se trompait. Au contraire, la fatigue et le manque de nourriture entretient les tensions entre candidats et c’est très bien pour l’émission. Humainement, ça s’est mieux passé en 2007 que pour le Retour des Héros car l’objectif était d’être le gagnant des gagnants parmi des compétiteurs aguerris et de forts égos. On ne savait plus à qui se fier, d’autant plus qu’en tant qu’ancienne gagnante, j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

 

Un complexe au Maroc

Votre médiatisation en 2007 vous a-t-elle ouvert des portes pour de nouvelles aventures ?

Koh Lanta m’a permis par exemple de participer au Rallye des Gazelles en quad, au Matebat Desert Challenge en Tunisie, au Trophée Andros… Mais ce n’était pas aussi difficile que Koh Lanta !

Vous êtes la gérante de Moto Paul Racing à Portet-sur-Garonne. Pouvez-vous nous parler de ce complexe de sports mécaniques ?
Il s’agit d’un centre de loisirs dédié aux sports mécaniques qui accueille des enfants de 7 à 17 ans durant les vacances scolaires. On les initie au quad, au buggy ou à la moto et à d’autres activités ludiques. Par ailleurs, nous proposons une école de pilotage pour initier ou perfectionner au moto-cross. Pour l’instant, le centre est fermé et devrait rouvrir sur Muret, avec un nouveau domaine. Mais nous travaillons également sur un autre projet au Maroc, “Les portes du désert”, où nous allons ouvrir un centre touristique dédié à la culture, à la détente et aux sports mécaniques au milieu des dunes, sur 28 hectares.

 

Engagée en politique pour la culture du sport

Outre ce nouveau concept au Maroc, quels sont vos projets dans les semaines à venir ?

Je reviens à peine du Monaco Quad Master où j’étais invitée par le copilote de Sébastien Loeb et je repars le 14 mars au Rallye Aïcha des Gazelles avec la fille du Président sénégalais à bord d’un proto Nissan Navara. Ensuite, je vais participer à un raid en Tunisie fin avril et au WTCC (1er championnat en sports mécaniques au Maghreb, ndlr) à Marrakech. Je suis également en pourparlers avec une chaine câblée spécialisée dans les sports mécaniques pour la présentation d’une émission. Je n’ai pas envie de partir dans des domaines que je ne connais pas, contrairement à d’autres candidats qui sont tentés par la vie parisienne et le mannequinat. Je ne suis dans mon élément qu’à travers les sports mécaniques.

Cependant, vous vous êtes engagée aux côtés d’Eric Gautier (MoDem) lors des dernières Municipales de 2008. La politique vous tente-t-elle ?

Pas vraiment mais ce qui m’intéresse est de redonner aux gens la culture du sport et du dépassement de soi, surtout en direction des plus jeunes. C’est cet aspect-là qui m’a séduite dans le programme d’Eric Gautier. Je pense que dans la vie, il est nécessaire d’avoir cet esprit compétitif. Nous sommes dans une société d’assistés alors que je suis un exemple de réussite par le dépassement de soi.

Si on vous proposait d’intégrer une nouvelle édition de Koh Lanta, accepteriez-vous ?

(Rires) Emotionnellement, le Retour des Héros a été très dur, d’autant plus que certains candidats n’avaient pas l’esprit sportif. De plus, je pense avoir fait le tour de cette expérience. Si on vient me chercher pour une version étrangère, pourquoi pas…

Propos recueillis par Sophie Orus


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