ISJT : Une nouvelle école de journalisme au plus près des réalités du terrain

Grand angle Photo école de journalismePédagogie. Suite à la liquidation judiciaire de l’Ecole de Journalisme de Blagnac en mai 2015, un projet tend aujourd’hui à la faire renaitre de ses cendres, ou presque. Zoom sur une nouvelle école qui cherche à se faire une place grâce à un esprit anticonformiste bien à elle…

Par Simon Pialat

Dès la rentrée de septembre, l’Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse (ISJT) ouvrira ses portes à Gramont. Initiative menée après la liquidation judiciaire de l’EJC de Blagnac. C’est un ancien de la maison, Guillaume Truilhé, par ailleurs fondateur du web-média Toulouse Infos en 2009, qui assure la fonction de directeur pédagogique. «J’étais là quand le directeur de l’EJC a annoncé la mauvaise nouvelle. Certains étudiants avaient les larmes aux yeux.» La suite de l’histoire, c’est donc celle d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) qui voit le jour pour donner vie à l’ISJT, autour de cinq partenaires : Guillaume Truilhé, le Cours Rousselot Voltaire, Les studios Sébastopol, le Journal Toulousain et l’entrepreneur Rémi Demersseman-Pradel. «Les professeurs ont la possibilité d’en faire partie. Nous ne sommes absolument pas fermés à l’arrivée de nouveaux associés, qu’il s’agisse d’entreprises ou de collectivités», précise ce dernier. Concernant les étudiants, «le bouche-à-oreille a fait son effet». Il est déjà question d’accueillir une promo en classe préparatoire pour les candidats post-bac, et d’accueillir les ex-étudiants de l’EJC qui ont souhaité poursuivre le cursus. Les candidats titulaires d’un Bac+2 pourront eux-aussi directement accéder à ce dernier, à condition de réussir le concours d’entrée. Exigences visant à assurer la crédibilité d’une école dont la réputation reste à bâtir, mais qui cherche à se distinguer de ses homologues toulousains.

 

« Apporter un projet créatif et professionnalisant »

 

«On n’y va pas en se disant que c’est une école de journalisme de plus dans un contexte où il n’y a pas de travail, même si, déontologiquement, je me suis demandé si c’était pertinent. Mais en se disant qu’on va apporter un projet créatif et professionnalisant qui n’existe pas ailleurs, ainsi que des outils qui permettront aux élèves de se battre et de faciliter leur embauche», analyse le directeur pédagogique de l’ISJT.L’école de journalisme mettra à disposition de tous un laboratoire radio, vidéo et photo, formera aux médias de solutions, privilégiera une approche terrain «jusqu’au cœur même du système pédagogique» avec une conférence de rédaction avant les cours, mettra l’accent sur des cours d’Anglais intensifs, sur l’orthographe et la qualité de l’enseignement fait par des intervenants, proposera des périodes de stages propices à l’apprentissage ou encore des cours en lien étroit avec l’actualité… «J’ai une idée précise de ce que je veux mais j’ai besoin de professeurs expérimentés qui apporteront beaucoup aux élèves et aussi à moi.» La possibilité d’effectuer des stages professionnels à l’étranger n’est pas exclue. «Le professeur d’Anglais est une réalisatrice de programme TV, et son réseau pourrait leur permettre de réaliser leur stage en Angleterre.» Dernier point : s’il est encore trop tôt pour faire valoir l’ISJT auprès de la profession, il est question d’obtenir la reconnaissance de l’Etat. La première étape d’un projet ambitieux.

 



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