Interview décalée Michel Bauchar

Joyeux drille composant le trio du « Duo des non », Michel Bauchar tient les ondes de Sud Radio avec ses acolytes mais il s’adonne également au spectacle humoristique en solo. Il présente ainsi « Chante avec ta voix », comédie musicale décalée… telle l’interview à laquelle l’artiste s’est prêté pour le Journal Toulousain.

La pire soirée que vous ayez connue ?

J’avais 20 ans ! Dans la grange à foin d’un centre équestre, une nuit d’été où j’étais avec une copine (je vous passe les détails). A 5h du mat’, il avait fallu rentrer, et là… impossible de retrouver mes fringues ! Des copains qui nous avaient surpris, avaient eu la bonne idée de me piquer mes habits et nos vélos. Nous étions à 3 km du village où nous habitions. Ma copine devait alors récupérer des vêtements pour que je puisse rentrer… merci à elle, j’attends toujours ! Au matin, je fis la connaissance d’un palefrenier et c’est dans mon plus simple appareil que je lui racontais mon histoire. Mort de rire et compatissant, il m’a prêté un bleu de travail en échange de mon aide pour sortir le crottin des écuries. Dans la merde jusqu’au bout…

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

C’est un magnétophone et un micro, je m’essayais à imiter et à inventer des personnages.

La situation la plus délicate que vous ayez vécue ?

C’était dans un train quand une dame de forte corpulence est venue s’asseoir à côté de mon fils qui avait 6 ans. La situation s’est compliquée lorsque mon fils m’a demandé à haute voix : « Dis papa ! Pourquoi elle est grosse la dame ? »

Votre destination de vacances préférée ?

Sans aucun doute c’est Bélbéze, un petit village paisible du Comminges qui m’a beaucoup inspiré pour mon spectacle « Chante avec ta voix ».

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?

Président de la République. Je n’aurais pas su être aussi drôle et aussi menteur.

Une remarque désobligeante que l’on vous a faite récemment ?

C’était après un spectacle, pendant les dédicaces. Après avoir signé une carte à une dame, celle-ci me dit : « C’est pour cacher votre calvitie que vous mettez des perruques sur scène. Vous devriez garder celle quand vous faites le coiffeur! » « Merci madame et bonne fin de soirée ! »

Le plat que vous détestez ?

C’est celui de Jean-Luc Lahaye dans l’émission « Splash ! Le grand plongeon » ! Un peu de mal avec les endives aux jambons avec la sauce béchamel…

 

Un concert qui a marqué votre vie?

Les incommensurables Rolling Stones.

Votre endroit préféré de Toulouse ?

J’aurais une préférence pour le quartier des Carmes où j’aime flâner chez les disquaires et dénicher les vieux vinyles qui ont bercé ma jeunesse.

Vous souvenez-vous d’un mensonge d’adolescence ?

Pour m’éviter de partir en colonie de vacances, j’avais imaginé une violente crise d’appendicite une heure avant que le bus ne démarre. Me voyant me tordre de douleur et craignant une péritonite, mes parents m’ont amené d’urgence à l’hôpital. Sur les lieux, pris en main par un jeune interne, il préconisa un toucher rectal avant d’envisager l’opération immédiate. Par miracle, la douleur avait disparu. Résultat : je partais quand même pour les jolies colonies de vacances, merci papa, merci maman !

Propos recueillis par Séverine Sarrat

 



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