Interview décalée ; Antoine Maurice

Ecologiste convaincu, Antoine Maurice, vice-président à la Communauté urbaine en charge de l’environnement et du développement durable, est pleinement engagé dans la politique de sa ville. Le jeune toulousain s’est allongé dans l’herbe quelques minutes pour répondre à l’interview décalée du Journal Toulousain.

La pire soirée que vous ayez connue ?
Probablement le 21 avril 2002… Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle… cela a renforcé mon engagement politique !

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?
Pas de souvenir précis, et n’étant pas matérialiste, je ne pense pas m’être acheté quelque chose de particulier. En revanche, j’ai fêté cela avec mes ami-e-s autour d’un apéritif…

Votre principale phobie ?
D’en avoir une justement… Politiquement, je lutte contre toutes les peurs, de l’autre, de la différence, donc j’essaye autant que possible de combattre les phobies qui pourraient humainement m’atteindre. Un phénomène qui arrive quand on ne connaît pas, quand on ne s’ouvre pas : ce que la société individualiste a largement favorisé malheureusement.

Le plat que vous détestez ?
Les abats en général…sauf les cœurs de canard !

Une recette de cuisine à nous conseiller ?
Le tiramisu : excellent dessert italien, assez facile à faire, avec du mascarpone, quelques œufs, du sucre, et des biscuits trempés dans du café… !

Votre destination de vacances préférée ?
Je n’ai pas vraiment une destination préférée, car j’aime justement découvrir de nouvelles régions de France, de nouveaux pays du monde à chaque fois. Mais je n’ai pas encore assez voyagé pour réellement avoir une destination préférée.

Votre endroit préféré à Toulouse…
Peut-être le quai de Tounis… pour admirer la Garonne, ses berges, et les principaux monuments de la ville.

Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?
La suffisance. Une de mes devises est : « faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux ».

L’animal qui vous fait peur ?
Je dirais la vipère… même si comme tout animal, j’ai conscience de sa nécessité pour l’écosystème général et la préservation de la biodiversité !

La carrière que vous n’auriez jamais pu embrasser ?
Sans doute commercial de manière générale, mais surtout, tout métier dans lequel il n’y aurait pas de sens ou d’utilité dans ce qu’on fait ou produit.

Un concert qui a marqué votre vie ?
Le concert de -M- (Matthieu Chedid) est sans doute celui qui m’a le plus emporté. Ce génie musicien et superbe auteur compositeur bourré d’énergie est extraordinaire sur scène.
Une remarque désobligeante qu’on vous a faite récemment ?
Il m’arrive de recevoir des remarques paternalistes de mes collègues élus plus âgés que moi, que  je considère toujours comme désobligeantes, mais qui n’altèrent pas pour autant mes convictions, ni n’arrêtent ma détermination à les défendre.

Votre film référence ?
J’aime beaucoup l’univers de Pedro Almodovar, donc l’ensemble de ses films, avec ses grandes actrices, les couleurs contre l’austérité, l’humour, et la lutte contre toute normalité, s’il y en a une…

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire?
Sans aucun doute, organiser une belle soirée avec celles et ceux que j’aime, où il y aurait de quoi boire, manger et danser, et surtout beaucoup de convivialité, d’amitié, d’amour. J’essaierais d’en faire le plus beau moment de partage.

Propos recueillis par Séverine Sarrat



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