Immobilier; Retour vers la normale ?

A la veille du Salon de l’Immobilier, les notaires du département
ont fait le point sur le marché de l’ancien et du neuf. De bonnes
perspectives sont annoncées pour 2010 même si le secteur reste
convalescent.

 
Loi Scellier, politique de baisse des taux d’intérêts bancaires, retour de la notion de “valeur refuge de la pierre” : la conjugaison de ces trois facteurs ont impacté de manière non négligeable le marché 2009 de l’immobilier. Résultat de l’étude que la Chambre Interdépartementale des Notaires a présentée cette semaine : la confiance regagnerait du terrain.
Du côté des appartements anciens (plus de cinq ans), Toulouse et le secteur toulousain regroupent à eux deux plus de 90 % des ventes. Avec une baisse des prix de 7.1 % sur 2009, ils ont atteint un prix moyen de 2 181 € le m². Toulouse qui enregistre elle, une baisse de 6.9 %, se place au 6ème rang des grandes agglomérations avec une moyenne de 2 245 € le m².
Les quartiers de l’hypercentre restent les plus chers. On observe même une très légère hausse des prix pour le Capitole, Les Carmes, et Compans-Caffarelli, entre 1 % et 3 %. Idem pour Hippodro-me : «Saint Cyprien a tellement eu la cote qu’on achète à côté» explique Me Pailhès, responsable immobilier de la Chambre Interdépartementale des Notaires qui voit là «les premiers signes d’anticipation de l’effet tramway». En revanche, un quartier tel que Saint-Exupéry Lespinet accuse une baisse de -18 %, due vraisemblablement à l’absence de desserte du métro.
Autre baisse de prix, néanmoins moins marquée (-4.1 %), celle que connaissent les appartements neufs. A Toulouse, ils représentent 50 % des ventes, notamment dans les quartiers Hippodrome et Rangueil, pour 3 237 € au m² (3 012 € sur la Haute-Garonne). Prix de vente moyen : 170 400 €.

 

La prudence reste de mise

Malgré une baisse des prix du m² de 7.8 %, la Haute-Garonne affiche un prix moyen de vente des maisons anciennes de 223 100 €. Les plus vendues ont 4 pièces ; un marché qui «correspond à la notion de famille» explique Me Vienne et la disparité de la surface est importante : 403 m² à Toulouse, 1 828 m² dans le département. A Toulouse, ville la plus chère de la région, il faut compter 276 200 euros pour une maison ancienne. Les quartiers les plus prisés restent Rangueil (340 600 €) qui a détrôné la Côte Pavée et Saint-Exupéry Lespinet. A noter que Croix de Pierre (273 500 €) bénéficie de «l’effet Cancéropôle qui booste le prix des maisons : Détruites par l’explosion d’AZF, elles ont été rénovées et ont ainsi acquis de la plus value» souligne Me Vienne. Enfin, les terrains à bâtir. Le département maintient un prix de 94 300 €, soit une baisse de 7.4 % par rapport à 2008, pour une surface moyenne de 1 246 m².
Même s’ils envisagent pour 2010 une reprise des échanges et la stabilisation des prix, les notaires restent cependant prudents. La Haute-Garonne qui enregistre en temps normal entre 30 et 35 000 mutations à l’année en est à 20 000 à l’heure actuelle.
Ils soulignent le caractère saisonnier et donc convalescent du marché. Tout comme sa forte inégalité selon le type de biens et leur localisation ; petits appartements et centre ville étant privilégiés par les acquéreurs. Pour ces professionnels, le printemps va par conséquent être déterminant pour confirmer ou pas ce retour vers la normale. Le Salon de l’Immobilier (du 19 au 21 mars au Parc des Expositions de Toulouse*) pourrait bien en être d’ores et déjà l’un des instruments de mesures.

Claire Manaud
Source Notaires
de France – Perval

*A cette occasion, deux notaires
se relaieront afin de répondre
aux questions des visiteurs de 10h à 19h. Nocturne vendredi 19 mars jusqu’à 21h. salonimmobiliertoulouse.com
www.immoprix.com


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