Ils sont Franco-Marocains… ; Devoir de reconnaissance

Au-delà des mots… L’actualité nous parle souvent de leurs enfants quand ils chahutent la Marseillaise, ou brûlent des voitures, festoient un peu trop bruyamment quand leurs favoris gagnent un match de football etc… On s’inquiète aussi de la place que voudrait prendre leur religion dans notre société, au point même de vouloir toucher à nos fondamentaux, laïcs et catholiques. Autant d’excès qui, a juste titre, retiennent l’attention des Français comme des pouvoirs publics. D’autant que tous ces fauteurs de troubles savent que dans le pays de leurs pères, ce type d’excès ne pourrait avoir cours.

 
Sauf que ces dérives critiquables ne peuvent nous faire oublier que leurs grands-pères, comme leurs pères ont participé à défendre avec honneur notre pays : la France. Par leur travail, ils ont, à un titre ou à un autre, apporté leur label à sa reconstruction, à sa modernité au développement de son économie, à sa reconnaissance internationale. Sauf qu’aujourd’hui bon nombre parmi eux, qu’ils soient Français ou pas, à la retraite, vivent, ici chez nous dans la précarité avec 700 €/mois. Comme des milliers de Français de souche me direz-vous, à la différence que, eux, veulent partager leur dernier souffle de vie, avec ceux de leur sang, de leur origine, donner à une fin de vie la saveur du retour aux sources, dans leur pays. Quoi de plus normal ; quoi de plus humain…
Mais là où le bâts blesse c’est quand la législation sociale française est implacable. Tous les émoluments, toutes les aides qui leur sont versés à juste titre dans l’Hexagone ne peuvent souffrir d’une absence du territoire. S’il leur prend l’envie de partir au pays, ils n’ont plus aucun revenu, plus aucun droit d’attache à la France. A l’inverse des retraités expatriés qui, dans une volonté de bien être, pour la plupart organisent leur vie entre notre pays et l’Afrique du Nord, eux, ont cette épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus de leur tête.
Alors comme de logique, une bonne majorité, parmi eux, vit sur notre sol, seule, coupée de sa famille, dans la précarité, tant affective que matérielle, que l’on devine. Et quand la maladie est là, on devine le tableau…
Seul recours, le soutien d’associations magrébines qui par leurs présences, leurs apports de conseils et soutiens divers tentent d’améliorer le quotidien et surtout d’envisager dans le temps et avec les autorités locales comme celles des pays d’origines un modus vivendi capable de donner matière à trouver un terrain d’entente plus humain.
Il est temps d’y réfléchir, demain il sera trop tard…

André G. Gallego


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