[Il mérite de faire la Une] : Denis Deforge, l’homme qui veille sur la grande roue

©Franck Alix / JT

Pour la 6e année consécutive, la grande roue de la société Montalétang s’est installée sur le quai de L’Exil Républicain Espagnol. D’une capacité de 180 places, elle permet d’avoir une vue panoramique sur Toulouse, à 45 mètres de haut. Denis Deforge s’occupe de la maintenance et de la billetterie du manège.

Yves Delafoy

Itinérance

Le Havre, Toulouse, Bordeaux… S’il passe une bonne partie de l’année sur les routes de France, Denis Deforge ne se considère pas pour autant comme un nomade : « J’ai plus l’impression d’être un sédentaire vivant avec des forains. » Les déplacements fréquents, qui sont une contrainte pour beaucoup, sont pour lui une liberté : «C’est un métier où l’on est très indépendant. Nous ne vivons jamais au même endroit, et les atmosphères varient selon les événements. Poser la roue aux 24 Heures du Mans, par exemple, est toujours un moment exceptionnel !»

Manège

« Chaque matin, la roue est inspectée. Nous ne plaisantons pas avec la sécurité : une seule goupille mal fixée peut provoquer le dysfonctionnement de toute une nacelle. » Ainsi, avant l’ouverture à 11h, toute la structure est passée au peigne fin. Et lorsque le soir tombe, il faut s’assurer de l’éclairage des 50 000 ampoules qui illuminent la roue jusqu’à minuit, et jusqu’à 1h les vendredis et samedis. De quoi attirer autant les touristes que les Toulousains, ravis de pouvoir prendre de la hauteur sur les lieux de vie quotidienne.

Passion

« J’ai exercé beaucoup de métiers auparavant. Celui-ci me convient parfaitement. Il permet de belles rencontres, souvent inattendues. Les gens viennent ici pour s’offrir quelques émotions, et profiter du paysage. Et comme nous ne sommes pas un manège à sensations, les gens arrivent détendus. Voir le sourire des enfants lorsqu’ils descendent des nacelles, voilà ce qui me réjouit. »

État d’esprit

« C’est une profession très familiale. Je ne suis pas du milieu forain, mais avant d’être mon employeur, Thierry Montalétang est avant tout un ami.» Denis Deforge est aussi accompagné par sa femme dans ses pérégrinations ce qui lui permet de ne jamais rompre avec son foyer, installé en ce moment dans une caravane stationnée à la Cité de l’Hers. « On y dort, on s’y lave, etc., mais c’est avant tout au manège que l’on vit. »



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