Il était mon Ami, mon Frère…

Fidèle à sa manière d’être, à sa manière de vivre, jusqu’au bout il aura exprimé sa force de vivre en Homme libre, libre dans sa pensée comme dans ses actes et ses choix, même les plus ultimes… [img align=left]http://www.premiere-reponse.com/JT/uploads/img47f4973a2c171.jpg[/img]
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Dans son quotidien, toujours en quête de l’acte de la liberté la plus élevée, comme l’expression absolue de la liberté de l’homme, dans «Un monde rêvé», comme il l’exprimera dans son dernier ouvrage, Thierry n’aura pas trouvé force, foi et gage de bonheur à aller plus loin… Car comme le sage qu’il était, il aura préféré vivre autant qu’il doit et non autant qu’il peut…
Gage d’accomplissement incompréhensible pour le commun des mortels, mais pas pour ces êtres, éminemment supérieurs, à la sensibilité à fleur de peau et dont l’inconscient apparent rythme aussi la vie, pour être structuré comme un langage… Suscitant l’appel trop fort et depuis trop longtemps à disposer d’eux-mêmes, à rejoindre «l’Orient éternel», où l’homme de foi que je suis, sait qu’il aura retrouvé la paix tant recherchée, ici bas…
Il aura montré à plusieurs reprises qu’il voulait conserver à tout prix la possibilité de disposer de sa vie, fixer la rupture de la chaîne de son quotidien qu’il pensait absurde et inutile. «Si on n’est utile à personne, à quoi sert-il de vivre ?» m’avait-il dit récemment. Dans nos débats philosophiques, je lui rappelais qu’être heureux est un état qui dépend de notre conscience, de notre état d’esprit général, non des conditions extérieures à proprement parler. C’est ce qui fait que face aux événements contraires, on se doit de garder la force de sourire, au moins pour ceux qui nous aiment. Mais lui, avec son esprit, sa culture supérieure trop averti des choses et des êtres, savait que «c’est le désir qui donne le contenu du sens de l’existence humaine : la perfection de l’homme n’est pas dans la cessation du désir que représenterait sa satisfaction complète mais dans l’exercice de cette puissance de désirer, fusse-t-elle dans l’imaginaire» me répondait-il pour avoir le dernier mot.
Thierry était mon ami, mon frère, depuis quelques mois, il souffrait de son apparente petite vie. Trop fier, trop engagé, trop secret, il n’aura partagé sa détresse qu’avec peu d’amis. Pourtant, lui qui fréquentait les plus grands, il aura fait des appels pressants auprès de ceux qui avaient pouvoir à changer son quotidien, mais en vain.
Mais surtout ceux qui l’aimaient, comme moi, n’avons pas eu la puissance de lui faire comprendre que la vie n’a pas besoin de sens transcendant pour valoir d’être vécue, qu’elle n’a pas à être un moyen en vue d’autre chose mais qu’elle est une fin en soi et même la fin des fins, tout en étant d’ailleurs pouvoir éternel de commencement.
Que le premier sens de la vie ce sont les autres, ceux qui sont notre seule raison de vivre… Que rien ne vaut prétexte à retourner sa propre main contre soi-même.
Salut à Toi mon ami, merci pour cette route partagée, pour ces rêves que tu auras su me communiquer. Merci pour la lumière que tu auras été dans mes moments de détresse et de doute.
Merci à Toi Thierry qui aura été dans bien des situations, plus fort et surtout plus intransigeant pour toi que pour moi comme pour les autres.
Au Journal Toulousain, on t’aimait et tu le savais.
Où que tu sois, va en paix…

Une pensée pour Thomas son fils, à qui Thierry venait de dédier son dernier livre : «Un Monde Rêvé»… A ses parents et à sa famille à qui le Journal Toulousain présente ses sincères et affectueuses condoléances.



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