Hommage à la fac de droit: Et l’Institut Roger Merle fut !

« Il est des maîtres dont on est toujours le disciple » a déclaré le doyen de la faculté de droit Hugues Kenfack, afin d’évoquer la mémoire de Roger Merle. Ce professeur émérite, également avocat réputé du barreau de Toulouse, décédé en 2008, est désormais définitivement entré dans l’histoire de la ville. Son nom sera désormais associé à tout jamais à l’Institut de Criminologie et de Sciences pénales qu’il avait dirigé de 1953 à 1990. C’est d’ailleurs à l’occasion de ce nouveau baptême pour l’Institut toulousain qu’un hommage vibrant a été rendu lundi dernier à l’auteur des « Grandes affaires criminelles de Toulouse » (éd. Privat) : « Ses cours étaient un spectacle, une sorte de pièce de théâtre avec une mise en scène sobre. Le délinquant y devenait un héros de Racine ou de Mauriac… » s’est souvenu son ami Gabriel Roujou de Boubée.  Ce dernier rappela également les qualités de chroniqueur de Roger Merle « notamment à La Dépêche du Midi et à la Gazette des Tribunaux. Cette lecture fait revivre toute une époque. »  Pascal Saint-Geniest, bâtonnier de Toulouse, et ancien élève de Roger Merle s’est adressé au banc des professeurs présents pour cet hommage : « Celui d’entre vous qui m’a le plus marqué est celui dont nous avons évoqué la mémoire ce soir. » Des mots qui ont dû avoir une résonnance particulière pour la famille de Roger Merle, et tout particulièrement pour son fils Thierry, qui a ainsi résumé, via un triptyque, la portée de l’hommage rendu, « émotion, gratitude et vertige. » Une étoile de la ville s’est envolée en 2008, mais celui qui est « une fierté de notre université » pour Hugues Kenfack, voit désormais son nom associé à l’Institut qu’il a tant aimé. « Cela accentue son immortalité » selon le doyen de la fac. Cette phrase fait encore écho dans les amphis…

Thomas Simonian

 

Roger Merle et les affaires toulousaines

Cet ouvrage est un best-seller toulousain. 40 histoires qui ont fait la ville : meurtres en série, parricides, empoisonnements, crimes de jalousie… De l’affaire Calas à Patrice Alègre, ces procès ont permis aussi d’apporter un éclairage sur la sociologie de la ville rose. Car là était tout l’art de Roger Merle. Il ne se cantonnait pas à narrer ces procès… Il les inscrivait dans une réflexion plus générale.

« Les Grandes affaires criminelles de Toulouse » (éd.Privat)



UN COMMENTAIRE SUR Hommage à la fac de droit: Et l’Institut Roger Merle fut !

  1. MILA Alain dit :

    Roger MERLE fut un grand homme, j’ai eu la chance de l’avoir comme professeur, la dernière année avant sa retraite, si mes souvenirs sont bons c’était en 1986/1987. Il est vrai de dire que ses cours était une scène avec une maîtrise tant du fond que de la forme exceptionnelle. Je n’ai pas eu d’autre professeur de ce niveau là, un homme hors du commun, un grand homme que les étudiants d’aujourd’hui doivent découvrir au travers des “grandes affaires criminelles” mais aussi le “Traité de droit criminel de Roger MERLE, André VITU” chez LJDJ me semble t’il.

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