Hippodrome de Toulouse: Un Quinté au galop !

Depuis plusieurs années, l’hippodrome de Toulouse accueille la grande course du Quinté le 11 novembre. Un grand rendez-vous pour les turfistes, les amateurs mais aussi les curieux qui souhaitent découvrir l’univers des courses. Encore une fois, la journée a été belle du côté de la Cépière.

 

Le soleil est au rendez-vous. Il est froid mais brille haut. Une aubaine pour cette journée de courses à l’hippodrome de Toulouse la Cépière. Aujourd’hui, les cracks du circuit national vous s’affronter sur la piste toulousaine à l’occasion de la grande course quotidienne du Quinté. La réunion est entièrement consacrée aux galopeurs, ça va aller très vite, même si, avec la pluie qui est tombée les jours précédents, le terrain est un peu lourd. Une paire d’heures avant la première course, l’ambiance est plutôt légère dans les écuries. Tous les concurrents ne sont pas encore arrivés. Sont présents surtout ceux qui vivent loin et qui ont dû arriver la veille ou au petit matin. Les vans des participants plus locaux arrivent toutefois, tranquillement, aux alentours de midi. Les chevaux se préparent, ou plutôt se font préparer. Ils sont douchés, bouchonnés, pomponnés, soignés. Les lads les promènent pour les échauffer, le son des sabots résonne dans les corridors de box. Ici, on entend parler français avec plusieurs accents, mais aussi espagnol, un peu anglais… Le monde des courses n’a pas vraiment de frontières. Sara s’occupe d’un cheval qui prendra le départ en fin d’après-midi. Elle nous explique : « Les chevaux sont bien préparés, certains débutent, d’autres sont plus rodés, mais il faut bien les préparer. Il ne faut pas qu’ils stressent. C’est pour cela que nous les promenons, les douchons, les massons. »

Une belle après-midi ludique et festive

Il est 13h, le public commence à affluer sur le site. Il y a les turfistes, mais aussi des couples, des familles avec les enfants. Car pour l’occasion, la société des courses de Toulouse et le Pari Mutuel Urbain ont prévu de nombreuses animations. Un clown spécialiste dans l’art de donner vie à des ballons de baudruche, une maquilleuse, un château gonflable, un manège de poneys pour les baptêmes des tout-petits… tous les ingrédients sont réunis pour passer une après-midi ludique et festive. Une voix résonne au micro « Partants de la première course, au rang de présentation ». Le public prend la direction de l’endroit annoncé, les seize concurrents de la grande course du Quinté vont se présenter. Les parieurs vont pouvoir évaluer la forme de leurs favoris, peaufiner leurs jeux. Claude, turfiste aguerri explique : « En arrivant j’ai déjà une combinaison en tête. Je la prépare à la maison avec les journaux spécialisés, les pronostics, mais les voir c’est tout de même mieux. On peut demander aux entraîneurs si les chevaux sont en forme, constater s’ils le sont ou s’ils ont l’air fatigué, même si un cheval qui a l’air fatigué peut surprendre et être à l’arrivée quand même. Ce ne serait pas la première fois que cela arrive ! Sisyphe, le numéro 7 me plaît bien. En plus il est monté par Christophe Soumillon, il sera ma base de jeu.» A côté de lui, un couple avec deux enfants commente le passage des chevaux : « regarde maman, celui-là il est blanc, il me plaît ! » lance le plus jeune.

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Plus de 4 000 personnes à l’hippodrome

13h40, la voix annonce « Concurrents, au départ. Le départ est imminent. » La foule traverse les couloirs sous les gradins pour prendre place face à la piste. Les chevaux attendent le signal pour entrer dans les stalles de départ. C’est un moment un peu délicat, l’espace y est réduit, les jockeys doivent faire preuve d’une belle maîtrise. C’est parti, le départ est donné et les concurrents s’élancent. Contrairement aux courses de trot, où l’allure est maîtrisée, là, il s’agit de galop, les chevaux fusent ! Objectif : doser au mieux l’effort sur 2100m d’un terrain un peu lourd. Le public, clame, crie, encourage, certains même vocifèrent. L’une des concurrents a quelque peu manqué son départ au grand désespoir d’une poignée de parieurs. Le commentateur fait vivre la course, le rythme est soutenu. A l’arrivée, le fameux Sisyphe, un jeune mâle de 4 ans monté par Christophe Soumillon, s’impose. Claude, le parieur rencontré avant la course, a eu le nez fin. Encore huit courses, le plateau est prometteur, le soleil semble vouloir s’installer et le public, conquis, n’est pas prêt de déserter !

 

 

Comment les noms des chevaux sont-ils choisis ?

L’attribution des noms des chevaux de courses au galop est très règlementée. Cette compétence revient à France Galop, la Société d’Encouragement pour l’Amélioration Des Races de Chevaux de Galop en France dont le rôle est d’« encourager l’élevage pour améliorer les différentes races de chevaux de galop, distribuer des allocations et des primes, favoriser l’entraînement et assurer le bon fonctionnement de la prise de paris sur les hippodromes. » Baptiser un cheval peut parfois relever du casse-tête. Par exemple, un nom de galopeur ne doit pas comporter plus de dix-huit lettres, signes ou espaces, être emprunté à une célébrité ou personnalité sauf autorisation signée de la personne ou de ses descendants, être trop proche d’un nom déjà attribué, être suivi ou composé d’initiales ou de chiffres, ou encore être perçu comme grossier ou injurieux…Un nom ne peut être utilisé à nouveau qu’au bout de 25 ans après le décès du cheval qui le portait. (source : Code des courses au galop- France Galop)

Quelques petits noms célèbres :

Princesse d’Anjou, Or Jack, Al Capone II, Gladiateur, Sea Bird, Jim and Tonic, Divine Proportions.



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