Greenpeace Toulouse ; Total : un criminel climatique et environnemental ?

Ce lundi, à Toulouse, Marina Maruejouls, porte parole de Greenpeace Rennes a décidé de marquer les esprits et de dénoncer partout en France un criminel climatique et environnemental : le groupe Total. C’est ainsi que les militants du groupe local de Toulouse ont investi pacifiquement la station essence Total toulousaine, 341, avenue des Etats-Unis.

 
Ceci dans le but d’y informer les clients, les salariés des ambitions et modes de travail du groupe pétrolier français ; prêt à tout pour extraire de l’or noir où qu’il soit. Particulièrement de montrer ce dans quoi investit le groupe depuis plusieurs années au Canada : le pétrole le plus cher et le plus sale du monde, les sables bitumineux. Un bitume très visqueux aggloméré à du schiste et du sable, contenu dans les sols de l’Alberta, du Venezuela ou de Madagascar, parfois très profondément, souvent sous des zones de forêts. Un procédé très long et très complexe, particulièrement cher et “énergivore”. Total fait appel à d’énormes machines à beaucoup d’eau, d’électricité, et même de carburant, pour extraire et rendre ce bitume du pétrole exploitable. Ainsi, Total est l’un des groupes les plus actifs notamment en Alberta au Canada où le groupe français a déjà investi plus de 8 milliards d’euros. Avec pour objectif, à terme, que 10 % de son pétrole provienne de ces fameux sables.
«Pour produire un baril de pétrole, il faut deux tonnes de sables bitumineux, plus de 5 barils d’eau et l’équivalent d’une journée et demi de consommation de gaz d’une famille moyenne. C’est une véritable usine à gaz pour produire du pétrole» expliquera Marina Maruejouls. Par ailleurs, il faut savoir que des groupes comme Total notamment au Canada ont déjà détruit plus de 3 000 km² de forêts, mais aussi pollué des lacs et des rivières. Sans oublier qu’un baril de pétrole issu de ces sables bitumineux émet, de l’extraction à la consommation, 5 fois plus de gaz à effet de serre qu’un baril de pétrole conventionnel ! Un vrai crime climatique, pour les représentants  de Greenpeace !
Mais peut-on reprocher au groupe pétrolier français d’investir, là ou ailleurs et quelques soient les conditions pour notre environnement, si notre indépendance énergétique est à ce prix ? Comment donner tort à Total dont le métier et la rentabilité dépendent justement de cette stratégie d’extraire le pétrole là où il est, même s’il est très coûteux, d’autant si le groupe mise sur un baril très cher à l’avenir. Aujourd’hui ce sont nos gouvernants qui doivent tout faire pour que notre quotidien ne dépende plus de l’énergie pétrolière, comme du nucléaire. C’est à nous justement au quotidien de prendre conscience de notre responsabilité dans ces dérives qui ici ou là défigurent définitivement la planète.

David Bellinger


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