Gérard Proteau ; Il l’a fait !

Gerard Proteau

Après 700 kilomètres de raid en roller-ski et en autonomie complète, Gérard Proteau est arrivé comme prévu le 8 juin dernier place du Capitole. Une aventure de onze jours au profit de la lutte contre le cancer des enfants.

«C’est une belle journée pour moi !» Vendredi dernier 16h, Gérard Proteau arrive sur ses roller-skis place du Capitole comme il l’avait prévu (lire le Journal Toulousain n°514 du 24 mai). Traînant derrière lui son paquetage, il est épuisé mais heureux car c’est un bel exploit que ce Parisien de 44 ans vient d’accomplir : un raid de 700 kilomètres en autonomie complète au profit de la lutte contre le cancer des enfants.
Ses amis toulousains sont là pour l’accueillir, appareils photos en main pour immortaliser l’instant.
Son fils aussi, Julien, descendu exprès de Paris pour l’occasion : «Je suis très fier de ce qu’a réalisé mon père, c’est exceptionnel car il faut être fort physiquement et mentalement.» Très ému, Gérard Proteau, qui ne s’attendait pas à cette présence familiale, fond en larmes, avant de vite reprendre ses esprits et d’être reçu pour des félicitations et une collation bien méritée au Capitole. L’adjointe au maire Monique Durrieu lui remettra l’ouvrage : «Toulouse, hier, aujourd’hui, demain». «Ce qu’a fait Gérard Proteau est grand. C’est aussi une belle promotion pour le ski à roulettes. Chapeau !» dira pour sa part Olivier Traullé, représentant (non officiel) de la Fédération Française de Ski, venu à ce rendez-vous à titre personnel.

Gérard Proteau en larmes avec son fils

Une aventure humaine très enrichissante

Puis, après avoir remercié ceux qui l’ont aidé à se «surpasser», Gérard Proteau, le triomphe modeste, raconte ses onze jours inoubliables, cette traversée particulière semée à la fois d’embûches et de jolies rencontres : «J’ai vécu une aventure humaine très enrichissante. Dans les moments durs, les gens m’ont tendu la main, ils m’ont nourri, logé et même requinqué un jour où je suis tombé malade.» Des Français, des Anglais, des Belges, lui ont offert l’hospitalité, ici dans une ferme, là dans un camping, un hôtel ou une chambre d’hôtes : «La France est belle !» s’exclame-t-il, «je n’ai même pas eu à déplier ma tante !» Entre autres difficultés, il évoque tour à tour ces trois jours d’une canicule «éprouvante», jusqu’à 37-38° sur la route, qui lui ont pris «beaucoup d’énergie», ses «pieds en feu» et quelques jours plus tard, cet orage : «Je suis resté trempé toute la journée. L’humidité et la transpiration ont été compliquées à gérer.» se souvient-il. Son «calvaire» aussi dans l’Indre, en Corrèze, entre Limoges, Brive et Cahors, où, «ça monte et ça descend» explique Gérard Proteau. Un rythme soutenu (entre 60 et plus de 80 kilomètres par jour selon les étapes) qui lui a d’ailleurs fait perdre du poids mais qu’importe : cet homme au grand cœur, dont le petit neveu de cinq ans a été emporté par un cancer, a d’abord agi pour une noble cause. De dons, Gérard Proteau a pourtant peu récoltés lors de son périple, «deux automobilistes arrêtés comme moi à un Stop m’ont donné de l’argent» dit-il, mais il espère que la médiatisation de son exploit servira justement à aider les enfants malades et leurs parents comme le fait l’association L’Etoile de Martin qu’il soutient. Il n’exclut pas non plus de recommencer un jour mais dans l’immédiat, cet employé de la RATP est remonté en région parisienne où son travail l’attend. Mais cette fois-ci… En train.

Claire Manaud

horizonsrollerski.over-blog.fr
letoiledemartin.canalblog.com



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