Gérard Campistron ; La santé comme le mieux vivre sont l’affaire de Tous…

Ancien maire de Mondonville, commune dont il est toujours conseiller municipal, Gérard Campistron, 65 ans, est aujourd’hui candidat sur le canton de Blagnac. Pour ce professeur de physiologie à la faculté de pharmacie de Toulouse, l’environnement, la nutrition, comme le travail, impactent directement notre santé. C’est l’un des thèmes phares de sa campagne. Interview.

 
Gérard Campistron, quelles sont vos motivations pour vous présenter aux élections cantonales ?
Tout d’abord j’ai été et suis toujours un élu local du canton. Je le connais bien et naturellement mes amis m’ont incité à mener campagne. Mais mon principal objectif et ma principale motivation dans cette élection, sont de travailler pour améliorer la santé des habitants. Je dirais même, la santé sous toutes ses formes. Bien sûr, la médecine y est pour beaucoup, mais je peux dire que la “bonne santé”, celle que souhaitent tous mes concitoyens, est le résultat de tout notre environnement. Je peux facilement en parler car de par mon métier, j’y suis confronté au quotidien. Développer la biodiversité, responsabiliser les élus et les habitants aux problèmes de développement durable, c’est un message qui doit être porté par les élus locaux quelle que soit d’ailleurs leur couleur politique et en particulier par les conseillers généraux qui ont une mission en direction entre autres, des écoles et du social.

A quoi attribuez-vous ces problèmes de santé ?
Malgré qu’il se situe en grande partie à la campagne, notre canton, pour prendre cet exemple, est soumis à différentes pollutions, de l’air et de l’eau, liées à la ville. Nous sommes en aval de Toulouse et la Garonne qui y arrive, est très polluée. C’est sans doute la cause de certains problèmes. Mais de manière plus générale, le travail est aussi un facteur de santé, qu’elle soit bonne ou mauvaise ou encore le bruit, qui devient insupportable pour de nombreux habitants, et dans ces domaines, peu de choses sont réalisées.

« C’est par l’humain que la réflexion doit commencer »

L’alimentation est tout aussi importante selon vous ?
Bien sûr. Ce sujet est aujourd’hui assez délaissé par le Conseil général alors qu’il me paraît nécessaire de faire des campagnes dans les écoles pour rappeler ce qu’est la bonne nutrition, informer les parents aussi, car c’est dès l’enfance que l’on construit son avenir en termes de santé. Cela peut paraître accessoire à certains et pourtant, c’est à partir de la malnutrition que vont se développer des carences, des obésités, des maladies qui auront indéniablement un coût. Ce qu’il faut, c’est agir en amont : La prévention permet non seulement de rester en bonne santé mais elle coûte également moins cher à la collectivité.

Le social et en particulier les personnes âgées doivent être aussi une priorité ?
Oui. Les problèmes de dépendance, de vieillissement, d’hébergement vont devenir des sujets majeurs dans les vingt ou trente ans. Ne les laissons pas aux mains des financiers et des technocrates. C’est par l’humain que la réflexion doit commencer. Ne laissons pas les apprentis sorciers n’ayant qu’une logique comptable, nous expliquer – ce que j’ai pourtant entendu lors de congrès médicaux – que ce n’est pas rentable de nous occuper des personnes âgées après un certain âge. Se préoccuper de la santé, de nos aînés, c’est à terme trouver et favoriser des solutions adaptées au handicap justement de l’âge. Or l’accessibilité aux moyens de transports doit être une préoccupation permanente du Conseil général et le tramway qui vient de naître, montre à l’évidence que ce n’est pas le cas.

 

« Je ne suis pas un candidat de parti »

Votre suppléante connaît bien tous ces domaines ?
En effet, Régine Hernando est infirmière puéricultrice.
Elle a donc les mêmes points d’intérêt que moi dans les domaines de la santé. Avec une particularité d’importance donnée par son expertise professionnelle sur l’enfance. Ainsi, elle est aussi très impliquée dans la petite enfance, les garderies, les écoles maternelles.

Vous considérez-vous comme un candidat polémique ?
Non je ne suis pas du tout dans l’opposition systématique. Je considère que par le passé, de bonnes choses ont été faites dans tous les domaines. Ce que je veux apporter, c’est une ambition nouvelle, pas un changement radical mais une prise de conscience dans la continuité. Aujourd’hui, force est de constater que dans le Département de Haute-Garonne, il manque la volonté de développer une politique de proximité au service de tous. On se doit de revoir sa politique sociale et de santé afin de répondre enfin à un objectif sérieux d’aménagement coordonné et équilibré de notre département. Il faut s’appuyer sur une véritable solidarité entre les hommes et les territoires avec la volonté de mutualiser les ressources, comme les énergies et les moyens.

L’UMP vous apporte son soutien officiellement. Votre réaction ?
J’en suis très heureux mais je ne suis pas un candidat de parti. J’ai le soutien effectif de tous les partis de la majorité présidentielle et c’est pour moi une grande satisfaction de voir que l’on peut rassembler autour de grandes causes comme la santé, l’environnement, le social.

Quel est votre message aux habitants du canton ?
Allez voter les 20 et le 27 Mars, et votez pour nous : vous vivrez plus vieux et en meilleure santé ! (Rires)

Propos recueillis
par Patrick Crasnier

Canton de Blagnac : Beauzelle, Blagnac, Cornebarrieu, Mondonville


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