Gastronomie ; Le restaurant le Virgil fête ses 3 ans

250 convives ont célébré la semaine dernière l’anniversaire de ce restaurant de terroir situé à Fenouillet. L’exemple d’une belle réussite gourmande : celle de Virginie et Gilles Mehats.

 
Avec leurs deux prénoms, ils se sont faits un nom dans la gastronomie toulousaine. Virginie et Gilles Mehats sont les heureux propriétaires du Virgil. Ce restaurant de terroir situé à Fenouillet souffle aujourd’hui ses trois bougies ; ce qui dans cette profession a une saveur toute particulière : «On dit que quand un établissement a réussi à franchir ce cap» explique le Chef Gilles Mehats, «c’est que le plus dur est passé».
L’aventure du Virgil est belle mais elle n’a pas été un long fleuve tranquille. Pour réaliser son rêve, le couple part de zéro. Il vend tous ses biens dont sa maison, pour acquérir le restaurant dans les combles duquel il s’installe avec ses trois enfants. Chaque centime perçu est réinjecté dans l’affaire.
Car la cuisine est pour Gilles Mehats une vraie passion qu’il se découvre à onze ans. Son père, alors directeur d’un autre restaurant célèbre à Toulouse, la Feuilleraie, l’emmène en cuisine où l’enfant passe des journées entières. Il en aime l’odeur, l’ambiance. Et puis surtout, il est gourmand… Sa formation, c’est sur le tas qu’il la reçoit. Il réalise son apprentissage à la Frégate. En tout, il restera quinze ans au sein de la prestigieuse Maison Fernandez, à son tour Chef à la Feuilleraie, au Cercle d’Oc et Chef exécutif au Pavillon d’Oc Traiteur. Très famille, Gilles Mehats n’a jamais voulu quitter ni ses proches, ni sa région.

 

Convivialité, partage

L’un de ses maîtres en cuisine et ami, Jean Sylvain Fischer, rend hommage à l’homme, à son talent et à sa générosité : «Gilles a le caractère d’un grand chef. Il n’aime pas être sur le devant de la scène, mais ce qui fait sa force, c’est qu’il sait écouter les conseils. Il fait une cuisine d’aujourd’hui avec une pointe de modernité, en utilisant des produits nobles, d’hier. C’est une cuisine très goûteuse. Et puis il y en a dans l’assiette ! Je suis très fier de sa réussite. C’est un futur grand que nous avons la chance d’avoir à Toulouse !»
De dur labeur en sacrifices, aujourd’hui la persévérance du couple Mehats paie même si les coups de pouce ne sont pas de trop. La TVA à 5.5 % a mis du beurre dans les épinards du Virgil. Une vraie bouffée d’oxygène, salutaire même, pour éviter une addition un peu trop salée : «Pendant 3 ans, il a fallu réinjecter 50 000 euros en fonds personnels» avoue Gilles Mehats. «Sans cette mesure, qui nous a permis d’embaucher une personne supplémentaire et d’augmenter les salariés, nous n’aurions pas pu continuer».
Huit salariés, entre 1 000 et 1 200 clients par mois, l’entreprise tourne… à plein régime ! Emu Gilles Mehats a alors une pensée pour son épouse : «Tout ça, c’est grâce à Virginie. Un grand merci à elle».
Mais ce n’est pas pour autant qu’à 39 ans, Gilles Mehats vise les étoiles sur un guide : «Ce n’est pas ce que je recherche» confie-t-il en toute simplicité, «Ce que je recherche c’est la convivialité, le partage avec mes clients, qu’ils repartent contents».
Comme qui dirait en somme : la cerise sur le gâteau.

Claire Manaud


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