Gare Matabiau; Deux défibrillateurs pour sauver des vies

La SNCF vient de lancer Défibril’ à cœur : une opération qui vise à augmenter les chances de survie de la victime d’un arrêt cardiaque.

 
La gare Matabiau de Toulouse : un lieu de flux très important puisque ce ne sont pas moins de 14 millions de voyageurs qui s’y croisent chaque année. Là comme dans tout autre endroit où la concentration humaine est conséquente, les risques de malaises cardiaques sont à craindre.
C’est pourquoi la SNCF en partenariat avec la Croix Rouge Française vient d’y mettre en place, comme dans 23 autres gares françaises, des défibrillateurs semi-automatiques externes. Accessibles à tous, ils peuvent être utilisés par toute personne témoin d’un accident cardiaque sans formation médicale ou aux premiers secours. Pour Pierre Meyer, directeur régional adjoint SNCF Midi-Pyrénées, il s’agit pour l’entreprise de transport, de confirmer à travers cette opération intitulée Défibril’ à coeur, «son engagement de service public et citoyen».
Placés sous surveillance, l’un dans la zone arrivée, l’autre dans la zone départ de Matabiau, près de l’Espace Accueil de la gare, ces deux appareils appelés aussi bornes permettent une intervention rapide des secours. Après qu’il a été établi que la personne est en arrêt cardiaque, c’est-à-dire qu’elle est inconsciente et ne respire plus, l’appareil est prêt à jouer son rôle : «Il est simple à utiliser» démontre Jacques Isson, instructeur Croix Rouge. «Il suffit d’en arracher le couvercle, ce qui déclenche l’alerte des secours. Ensuite c’est le défibrillateur qui commande, qui explique comment placer les électrodes sur la victime et qui décide seul d’envoyer un choc électrique afin de relancer le cœur». Car les premières minutes sont dans ce cas décisives. En France, 60 000 personnes meurent d’un arrêt cardiaque chaque année (taux de survie de 3 % contre 19 % en Finlande ou en Norvège). Or des études ont montré qu’une défibrillation précoce augmente les chances de survie de 20 à 50 %. Même s’il est à préciser toutefois que toutes les victimes ne peuvent survivre à un arrêt cardiaque.
D’ici la fin de l’été, 150 gares seront pourvues de défibrillateurs dont Cahors, Montauban, Lourdes et Tarbes ainsi que 250 lieux SNCF. L’entreprise qui en profite pour former son personnel au secourisme, espère en 2010, pouvoir équiper 400 TGV de ce dispositif.

Claire Manaud




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