France Peris-Monribot; «Une femme ne s’arrête jamais»

Son visage n’est peut-être pas inconnu des Toulousains. Parce qu’elle voulait «participer activement et plus facilement au bien-être de ses concitoyens», France Peris-Monribot s’est engagée aux dernières législatives et municipales à Toulouse. Tout à tour responsable de projets, adjoint de direction en centre de profit, directeur adjoint, cette femme de 57 ans, au parcours professionnel bien rempli, a toujours été impliquée dans le domaine associatif «avec le social et la solidarité pour fil conducteur» tient-elle à préciser : Secrétaire Générale d’une association engagée dans la défense des valeurs Humanistes, Présidente Fondatrice d’une association pour la création et gestion de crèches, ou encore membre d’associations d’entreprises, de parents d’élèves…

 

Le chômage, fin 2007, n’entame pas sa détermination, bien au contraire : elle crée alors sa société de communication spécialisée dans les événements à la carte pour les entreprises, et encore une fois, pour les associations.
Alors quand on interroge cette vraie battante sur ce que représente pour elle la journée de la Femme, la réponse ne tarde pas à venir «La journée de la Femme ?! Mais c’est à longueur d’année qu’elle nous est due ! » puis, dans un trait d’humour et de malice «Peut-être, à la rigueur, pourrions-nous vous accorder, Messieurs, une journée de l’homme… »
Dans sa mémoire, il reste bien sûr ces combats menés pour le droit de vote, de bonnes conditions de travail, l’égalité des sexes… «dans l’idéal peut-être mais en réalité, non !» s’insurge-t-elle, «Combien d’efforts devons-nous faire pour prouver nos compétences, pour avoir les mêmes droits ? Combien de femmes, à compétences égales, âge, catégorie et ancienneté de même niveau, génèrent un salaire inférieur à celui de l’homme ? Et que dire des difficultés de certaines d’entre nous qui entreprennent un métier jusque-là réservé aux seuls hommes ?»
Alors, oui, bien sûr, «les femmes méritent d’être plébiscitées» ajoute-t-elle, «mais justement à cause de cette hypocrisie qui consiste à voter des lois qui ne sont pas appliquées. Et parce qu’en plus de notre journée professionnelle, il y a le travail quotidien lié au foyer. Et souvent, comme je le fais moi-même, des engagements associatifs.»  
Et parce que cela lui ressemble, France Peris-Monribot, enchaîne sur une note d’optimisme : «Vous connaissez cette phrase ? “Une femme ne s’arrête jamais”. Alors vivement que nous n’ayons plus besoin d’une journée de la femme !»

AG


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