Francazal ; Vers la piste aéronautique ?

Le 7ème comité de pilotage qui s’est déroulé ce mardi à la Préfecture s’oriente vers “le scénario aéronautique” pour cette ancienne base aérienne fermée depuis deux ans. Il faudra attendre la fin de l’année pour oui ou non sa confirmation.

 
On pensait l’avenir de Francazal désormais scellé. Il n’en est rien. Ce mardi a eu lieu le 7ème comité de pilotage sur la reconversion de cette ancienne base aérienne, propriété de l’Etat, de près de 300 hectares au sud-ouest de l’agglomération toulousaine.
Même si le choix de l’urbanisation n’a pas été écarté, c’est pour l’heure le maintien de la piste actuelle et son orientation vers l’aviation d’affaires qui ont été retenus. Un scénario qu’il faudra né-anmoins «approfondir car le dossier est complexe. Il ne s’agit pas de faire aujourd’hui un choix définitif. Nous en sommes loin. Une période transitoire, d’un à deux ans, permettra d’évaluer sa viabilité, de trouver un opérateur provisoire après appel à candidatures et d’établir un cahier des charges, pour éviter de créer une friche», précise le Préfet Dominique Bur, pour qui, «il serait dommage de ne pas maintenir un outil de valorisation de la région».
Récemment Régis Codec et Antoine Maurice, respectivement Présidents du groupe des élus verts à la mairie de Toulouse et au Grand Toulouse, se sont prononcés contre ce projet de création d’un aéroport d’affaires, reprochant à l’Etat de vouloir faire de Francazal un site pour «l’atterrissage de jets privés».

Un non sens économique

Même réaction du côté du collectif Francazal qui milite pour la fermeture de la piste. «On voudrait un réaménagement de type moitié urbanisation tendance HQE, ce serait le rêve, moitié écoindustrie» expliquent Michel Caillabet et Jean Gaich, vice-président et trésorier de cette association intercommunale qui se dit apolitique et dont les craintes concernent aussi l’allongement de la piste et son adaptation au fret. «Ce serait non sens économique» répond sur ce point Georges Desclaux de la DGAC Sud (Direction Générale de l’Aviation Civile).
Pour Jacques Brucher de la Mission pour la Réalisation des Actifs Immobiliers (“Agence immobilière” du ministère de la Défense rattachée à la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), ndlr), «il ne faut pas se précipiter et aboutir à une reconversion logique et raisonnable qui doit permettre un aspect d’intérêt public». Ce scénario qui prévoit également le maintien de l’armée au nord de la base, sera-t-il par conséquent viable financièrement ? D’ores et déjà des entreprises “extérieures” seraient intéressées pour s’implanter sur le site. Ce qui génèrerait la création d’environ 2 à 3 000 emplois.
Hier la Préfecture dans un communiqué indiquait que «le choix confirmant ou non cette orientation devrait pouvoir être fait avant la fin de l’année.»

Claire Manaud


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