Francazal : le dossier est enfin déposé

Voilà plus de deux ans que l’architecte Bruno Granja planche sur le projet de construire un complexe cinématographique à Toulouse. Après maintes critiques prononcées à l’encontre de ce dossier, Bruno Granja met enfin les points sur les i, le dernier jour de la date limite pour déposer le dossier à la préfecture. Il était temps !

 

« Pourquoi laisser traîner un dossier de cette ampleur pendant des semaines dans les couloirs de la préfecture, alors que je ne sais pas dans quelles mains il va atterrir ?» Voilà comment Bruno Granja justifie le fait de déposer son dossier à la dernière heure du délai imposé. Quoiqu’il en soit, c’est fait ! Le projet est désormais entre les mains de l’Etat, qui se laisse jusqu’au printemps 2013 pour l’examiner. Le document détaille ce que va contenir le site de 25 hectares. «Une zone professionnelle avec neuf studios allant de 1000 à 3500 mètres carré et un espace extérieur de tournage. Puis une zone ouverte au public pour que les gens puissent visiter les studios, avec hôtels et restaurants» explique l’architecte. Un complexe inédit en France, qui serait «le plus grand d’Europe» précise-t-il. L’ampleur de ce projet a été jugée «farfelue» au regard du marché du cinéma français, aux dires de ses détracteurs, Thierry de Segonzac, président de la Ficam (Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia) et Jean-Marie Belin, membre du Cese (Conseil économique et social environnemental) principalement. Mais pour Bruno Granja, tout cela relève de la «spéculation». «On propose une offre qui n’existe pas en France, qui va permettre le tournage de séries et de longs-métrages. Les studios de Marseille sont pris à 100% par Plus belle la vie, et à Paris il y a surtout des plateaux pour les shows télévisés» explique-t-il. Sauf que Luc Besson a également ouvert ses studios dans la capitale… «Ses studios sont installés sur six hectares. Nous en disposons de 25» souligne-t-il.

Si le projet est entériné par l’Etat, la société d’exploitation, «Société Toulouse Francazal» sera chargée de commercialiser le site, c’est-à-dire de trouver les producteurs qui voudront y travailler. Les studios Raleigh, partenaires du projet, vont former une équipe sur place qui s’occupera de la gestion du complexe, «ils amèneront leur savoir-faire et leur expérience. Ils ont montré une vraie sincérité et leur enthousiasme face à ce projet» précise Bruno Granja. Au total, cette nouvelle activité dans la région devrait générer «5000 emplois directs et 5000 indirects» selon les prévisions du dossier. Les premiers coups de pioche seraient prévus pour 2014 et l’ouverture du site pour 2016.

 

Retrouvez un « focus » complet sur le sujet dans notre prochaine édition du Journal Toulousain, dans les kiosques le 6 décembre prochain.

 

Coralie Bombail



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