Festival Occitania; C’est de la bombe !

Dès leur apparition sur la scène musicale toulousaine, les Bombes 2 Bal lancent leur mot d’ordre : «Danse avec ta grand-mère». Depuis, le groupe fait le bonheur des spectateurs, toutes générations confondues, sur des airs endiablés mâtinés de sons brésiliens et de langue d’Oc. Les Bombes 2 Bal seront présentes au Bikini le 1er octobre prochain pour un concert événement dans le cadre du Festival Occitania. Rencontre avec l’une des chanteuses, Magali Brunel.

 
Magali, que représente pour votre groupe le Festival Occitania ?
C’est un grand plaisir de jouer à Toulouse pour ce festival. Une partie de notre répertoire est en Occitan, on aime chanter en Occitan, et on rend cette langue sympathique à un large public. Ceci dit, nous ne sommes pas des militants acharnés même si nous espérons que cette langue perdure.

Quels seront vos invités pour votre grande soirée du 1er octobre au Bikini ?
Il y aura Magyd Cherfi, Claude Sicre et un invité surprise venu de Marseille. Nous les avons choisis car nous travaillons souvent avec eux et faire de la scène à leur côté n’arrive finalement pas si souvent. C’est toujours un plaisir de partager la scène avec d’autres musiciens toulousains car nous allons vraiment chanter ensemble au Bikini.  

Pourriez-vous revenir sur la genèse du groupe ?
Personnellement, je faisais partie d’un autre groupe monté par l’association Escambiar, les Fouteuses de Ouaï. Il a duré deux ans et les Bombes de Bal se sont formées parallèlement. J’ai rejoint ce nouveau groupe quasiment à sa naissance. Ce sont deux Toulousaines, Aurélie et Lise, qui sont à l’origine des Bombes de Bal, sur une idée de Claude Sicre qui souhaitait monter un groupe pour faire danser les gens. Le but était de monter des bals. Nous avons commencé à tourner en 2002 et, petit à petit, nous avons grandi pour être aujourd’hui 6 musiciens et 2 danseurs initiateurs. Notre credo est vraiment de faire danser les gens, toutes générations confondues et de les faire participer dans la bonne humeur, même au chant.

 

« On voit des choses extraordinaires dans les rondes »

Et pour cela, vous utilisez des instruments particuliers qui ouvrent vers de nouvelles sonorités…

En effet, on utilise l’accordéon, le triangle, la zabumba (instrument de percussion caractéristique de la région du Nordeste brésilien, ndlr), plusieurs grosses percussions, l’harmonica, un violon sabot qui vient du Quercy. Nous disposons également de tricanettes, un instrument local à base de côtes de boeuf. Ce sont des instrus laissés à l’abandon que nous remettons au goût du jour en espérant que les gens auront peut-être envie d’en jouer. On utilise une guitare niçoise, l’espine, qu’un des membres du groupe a retrouvée sur une très vieille revue et l’a faite revivre par un luthier.

Cette année, vous vous êtes produits aux Etats-Unis. Comment s’est déroulée cette tournée en Louisiane ?

On a joué dans plusieurs villes : la Nouvelle Orléans, Lafayette, Bâton Rouge… On a eu un super accueil des Américains qui ont trouvé nos chansons en français et en Occitan plutôt exotiques ! Très vite, ils ont dansé et se sont régalés. On est prêts à repartir tous les ans car les Américains sont très communicatifs et la Louisiane est très riche musicalement : on a découvert de nouveaux styles, de nouveaux instruments… Bref tout le folklore local. Nous avons appris de nouvelles choses sur la compréhension de la musique en général. On a vu des jazzmen jouer avec nous de manière très simple, c’est un grand souvenir.

Quels sont vos projets à venir ?
On travaille sur un nouvel album pour l’année prochaine, toujours dans le même style.

En tant que groupe plutôt indépendant qui se produit essentiellement dans la rue, vous sentez-vous concernés par les polémiques qui agitent l’univers musical : crise du disque, montée en puissance d’Internet…

On se sent forcément concernés car les maisons du disque sont plus réticentes donc on ressent une crise réelle. En même temps, on se sent impuissants et on ne voit pas de solution. Quoi qu’il arrive, on continuera à se produire sur les scènes de la région. On voit des choses extraordinaires se passer dans les rondes avec des gens qui improvisent, qui s’éclatent. Ce genre de rendez-vous manque cruellement aujourd’hui en France et il faut se dire que le bal n’est pas que pour les personnes âgées, ce n’est pas ringard. D’ailleurs, nous touchons essentiellement des jeunes à travers nos concerts.

Propos recueillis
par Sophie Orus


Festival Occitania
les 10 ans!Bombes 2 Bal et leurs invités Jeudi 1er octobre à 20h30
Au Bikini


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