Festival des Etoiles et des Ailes Mission réussie !

Le week-end dernier, la Cité de l’Espace a accueilli le festival aérospatial Des Etoiles et des Ailes. Un rendez-vous devenu incontournable pour les passionnés d’avions, d’espace et s’aéronautique qui s’adresse également aux curieux, aux touristes, aux enfants… Des livres, des films, des ateliers, des expositions, des simulateurs de vols, des invités prestigieux, à part un peu de soleil, rien ne manquait ! Par Marie-Agnes Espa Photos: Elsa Nardari

 

En ce vendredi du 15 novembre, les cris de joie et d’enthousiasme d’enfants résonnent dans la Cité de l’Espace. Les scolaires sont en visite au festival des « Etoiles et des Ailes » et découvrent avec un bonheur non dissimulé les nombreuses animations proposées pour l’occasion. Sous les deux chapiteaux, il y a foule. Dans le premier sont rassemblés plusieurs ateliers. Les visiteurs y rencontrent les nombreuses associations impliquées dans l’aéronautique et le spatial, à l’exemple d’Aviation sans Frontières qui apporte un soutien logistique aérien aux ONG (Organisations Non Gouvernementales). Mémoire d’Aéropostale propose une exposition retraçant la fabuleuse épopée de l’Aéropostale, images à l’appui. C’est ici, aussi, que les auteurs exposent à l’occasion du salon du livre et de la bande dessinée spécialisée et les titres sont nombreux ! Au stand du CNES, le public admire de nombreuses maquettes de plusieurs fusées spatiales (Ariane, SoYouz, Véga) ainsi que des reproductions de satellites et des tableaux relatant la récente aventure martienne (Mars Science Laboratory ou MSL).

Aux manettes d’un A380

Le second chapiteau, lui, abrite des simulateurs. Les visiteurs ont pu, le temps d’un instant, se mettre dans la peau d’un pilote de la Patrouille de France, d’un commandant d’A380 ou encore à la barre d’un Delta Plane le corps en suspension sous les conseils de Frédéric Boulanger concepteur-réalisateur de ce simulateur (DeltaX hand-glider simulator). C’est également sous ce chapiteau que s’expose le célèbre avion de course Morane-Saulnier, répliqué à l’identique par l’association Replic’Air, à l’occasion du centenaire de la traversée de la Méditerranée de Roland Garros. A proximité, l’association des femmes pilotes présente une exposition mettant en valeur les pionnières du ciel. De belles découvertes, un patrimoine insoupçonné. Les Ailes Anciennes tiennent aussi un stand pour présenter l’activité de l’association installée à Blagnac (reportage Journal Toulousain n°584 du 17 octobre 2013). Sous ce chapiteau, l’ambiance est moins studieuse que dans l’autre, les militaires assurent l’ambiance car les simulateurs de la Patrouille de France mettent en concurrence les visiteurs, une animation mise en place à l’occasion des 60 ans de cette prestigieuse formation aérienne.

 

José Garcia a marché sur la Lune

Philippe Droneau, directeur des publics à la Cité de l’Espace, José Garcia et Denis Faroud de France Bleu

Du côté du bâtiment central de la Cité de l’Espace, c’est l’effervescence. L’acteur José Garcia arrive pour enregistrer en direct une émission sur les ondes de France Bleu. Animée par Denis Faroud, qui n’hésite pas tester avec José Garcia le simulateur de marche lunaire, l’émission est une succession de moments forts, ponctués de parenthèses scientifiques expliqués par Philippe Droneau, directeur des publics à la Cité de l’Espace. C’est dans le bâtiment Astralia que sont projetés les films. Tout au long du festival, les passionnés ont pu regarder dans la salle IMAX ou celle du Planétarium des films mythiques : Top Gun, Star Trek 2009, Les ailes du courage en 3D ou encore La Grande Illusion, pour ne citer qu’eux. Trésorier et membre fondateur des « Etoiles et des Ailes », Christophe Alvès accueille les visiteurs et retrace la genèse de l’association : « L’idée qu’ont eue il y a quatre ans, Bernard Keller (maire de Blagnac, ndlr) et Catherine Gay, la présidente de l’association, est venue du projet Aéroscopia qui doit voir le jour en 2015. Quel événement culturel de l’Aéronautique pourrait-on créer pour préfigurer ce beau projet ? Au début, il se nommait Festival aérospatial de l’image et du livre. Nous avons ensuite créé et déposé à l’INPI la marque des « Etoiles et des Ailes ». Nous espérons pouvoir développer le festival, et pourquoi pas, le présenter ailleurs en France. »

 

Christophe Alvès, trésorier et membre fondateur de l’association des Etoiles et des Ailes

Un beau succès

Et Christophe Alvès de poursuivre « Les deux premières éditions ont eu lieu à Blagnac. Puis les deux suivantes à la Cité de l’Espace. Nous attendons de trouver notre place au sein d’Aéroscopia pour ensuite alterner entre ce site et la Cité de l’Espace, alterner l’air et l’espace. L’association est composée d’un comité de parrainage de 200 personnalités des mondes politiques, aéronautique et spatial, nous sommes une cinquantaine de membres actifs, tout le monde peut adhérer et participer. »

Malgré une météo plus que capricieuse et défavorable, le festival n’a pas désempli du week-end, enregistrant 28 000 passages à l’entrée. Plus qu’une confirmation pour cet événement toulousain, tout jeune, mais qui n’a pas fini de faire parler de lui.

 

 

En chiffres

28 000 visiteurs

70 auteurs

15 films et documentaires projetés

7 conférences

 

 

Rencontre avec Catherine Gay, présidente des « Etoiles et des Ailes ».

Catherine Gay, vous présidez l’association des « Etoiles et des Ailes ». Qu’avez-vous préparé pour cette édition ?

C’est la quatrième édition du festival des « Etoiles et des Ailes », nous sommes ravis que la Cité de l’Espace nous accueille pour la seconde année consécutive. Cette année, le festival se décline sur deux thèmes majeurs : Les femmes de l’air et de l’espace et le centenaire de la traversée de la Méditerranée par Roland Garros.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cet anniversaire ?

Oui, très récemment, pour célébrer ce centenaire, Replic’Air, l’association qui a reconstruit le Morane-Saulnier à l’identique a traversé la Méditerranée. Le pilote  Baptiste Salis a relié avec succès Fréjus à Bizerte en Tunisie le 22 septembre dernier. Un Centen’Air 1913-2013 pour honorer la mémoire de Roland Garros, pionnier de l’aviation.

Et pour les femmes de l’air et de l’espace…

Nous les célébrons à l’occasion d’une table ronde animée par Bernard Chabbert en présence de plusieurs personnalités prestigieuses comme Catherine Maunoury, la directrice du musée de l’air et de l’espace, Patricia Haffner, commandant de bord A380 sur Air France, Dorine Bourneton, pilote privée ou encore Anouk Laborie, chef de projet Astrium…

En somme, les femmes ont la vedette ?

Oui, dans l’aéronautique et le spatial, la plupart des postes étant occupée par des hommes aujourd’hui, il faut donner la part belle aux femmes ! Le festival est l’occasion de rencontrer de fortes personnalités qui occupent des fonctions dans ces domaines-là.

Avez-vous déjà des perspectives pour l’année prochaine ?

Bien sûr, l’an prochain, le festival des « Etoiles et des Ailes » va se déployer à nouveau à la Cité de l’Espace, puisque le projet Aéroscopia a pris un peu de retard. Ce sera en novembre 2014. En plus du festival, sous la marque des « Etoiles et des Ailes », nous organisons le premier meeting aérien à l’aérodrome de Toulouse Francazal les 27 et 28 septembre 2014.

 

 José Garcia  

Pilote, amoureux de l’aviation, José Garcia était l’invité d’honneur de cette quatrième édition. Après une émission radio en direct sur les ondes de France Bleu, il répond à quelques questions.

José Garcia, vous êtes invité d’honneur de cette quatrième édition du Festival des Etoiles et des Ailes…

Oui, je suis ici, non pas à titre d’acteur, mais à titre de pilote, amoureux de l’aviation. Je ne vais jamais dans les festivals, sauf pour présenter des films. Je viens pour découvrir, rencontrer d’autres passionnés d’aviation. Cela faisait deux-trois ans que Catherine Gay me sollicitait, et cette année, tout s’est bien goupillé ! Je connais plus la partie aviation « petit coucou ». C’est un autre aspect que je découvre ici, des livres, des films… C’est le pied quoi !

Depuis combien de temps êtes-vous passionné d’aviation ?

J’ai cette passion au fond de moi depuis des années. Je ne savais pas si un jour je pourrais concrétiser ce rêve. Je suis devenu pilote à 40 ans et maintenant je pilote dès que j’ai cinq minutes et que le temps le permet parce que je vole à vue ! Et cette passion ne cesse de grandir.

Vous êtes parrain de l’association « Rêves de gosses » qui permet à des enfants handicapés de faire un baptême de l’air…

Oui, je suis le parrain de l’association « Rêves de gosses », avec Véronique Jeannot qui en est la marraine. Cette passion prend encore plus d’espace dans ma vie, plus de place et je ne le regrette pas car je rencontre des gens généreux, passionnés, respectueux de l’univers, de l’espace. C’est génial parce que je parle d’autres choses que de cinéma !

Avez-vous eu le temps de visiter le Festival ?

Je suis arrivé ce matin (vendredi 15 novembre, ndlr). J’ai vraiment fait du compressé. Mais vous savez, j’aime bien passer d’un truc à l’autre, c’est rapide. Je suis d’abord monté dans une capsule Soyouz ! Bon, il va falloir en refaire complètement le design !

Qu’entendez-vous par refaire le design ?

Nous sommes sur un domaine technologique extrêmement spartiate pour l’humain. C’est l’un des soucis de tous ces endroits à la pointe de la technologie : on ne pense pas à l’homme. On pense surtout à la recherche et à ce que l’on va développer pour aller dans l’espace.

Que proposez-vous ?

J’ai demandé à ce que l’on retravaille entièrement Soyouz avec des écrans tactiles… Voyez, le truc sympa un peu lounge, vraiment top ! Ensuite, nous sommes allés marcher sur la Lune avec un matériel vraiment bien que je conseillerais d’ailleurs à n’importe quel mec qui voudrait monter un bar !

Et pourquoi donc ?

Il pourrait faire des cocktails sympas, l’appareil permet d’en faire en lévitation ! C’est encore une idée qui va partir à la poubelle (rires) mais peut-être qu’un de ces quatre, on aura des bars en lévitation…

Qu’avez-vous testé ensuite ?

Ensuite, nous avons fait quelque chose de beaucoup moins sympa : le siège rotatif. Cela m’a rappelé samedi soir dernier après une grosse soirée bien allumée où vraiment j’avais du mal à retrouver mes repères. Mais finalement, je les ai retrouvés assez vite. Comme quoi l’oreille interne ça se travaille ! Donc n’hésitez pas à sortir et à boire sans modération, vous finirez peut-être cosmonaute ! (rires)



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