Europe Ecologie Les Verts ; Un “ printemps vert ” ?

Fort de ses derniers résultats aux européennes et aux régionales, Europe Ecologie Les Verts, se sent pousser des ailes pour ce scrutin des 20 et 27 mars. La secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, était vendredi à Toulouse pour apporter son soutien entre autres, aux 23 candidats haut-garonnais.

 
Malgré les 3h20 qu’il lui aura fallu pour rallier Toulouse depuis Bordeaux en TGV… De quoi discuter transports à la région… Cécile Duflot n’a pas manqué cet ultime rendez-vous dans le cadre de son Tour de France des cantonales. La secrétaire nationale du parti écologiste est arrivée en force vendredi dernier dans ce restaurant bio de l’hyper-centre de Toulouse. Entourée de “figures” telles que le vice-président du Conseil Régional Gérard Onesta, l’ex-président de Tisséo Stéphane Coppey ou encore la Députée européenne Catherine Grèze, Cécile Duflot s’est déclarée «très contente d’être à Toulouse où a commencé l’aventure d’Europe Ecologie. Un peu plus de deux ans après, on peut dire que ça fonctionne et les échéances à venir, montreront que nous pouvons aller encore plus loin.»

Le chaînon manquant

Les européennes et les régionales leur ayant été favorables, Europe Ecologie Les Verts «n’a ni envie de “notabiliser” ni d’oublier cette élection», dont l’enjeu», poursuit Cécile Duflot, «est bien l’enracinement de l’écologie.» Après le Capitole et la région, reste pour les écologistes à prendre d’assaut la forteresse du Conseil Général de Haute-Garonne.
Pour Gérard Onesta, le défi n’est non seulement pas insurmontable, mais il est presque vital : «Avant même la vague “écolo”, nous avions déjà fait un score à deux chiffres aux cantonales de 2008.» se souvient-il, «Alors pourquoi pas un printemps vert dans les prochaines semaines ? D’autant qu’il y a des thèmes que porte spécifiquement le département – les transports, le social, les déchets – sur lesquels les écologistes sont reconnus comme très pertinents. Il nous paraît donc essentiel maintenant que nous sommes aux affaires dans les municipalités et au conseil régional de Midi-Pyrénées, d’avoir ce chaînon manquant.»
Mais les écologistes restent tributaires d’un mode de scrutin qui dans cette élection, dénoncent-ils, «favorise les gros partis» ; entendre l’UMP et le PS. «Aux européennes, nos électeurs ont réussi à avoir deux euros députés pour la grande euro région sud ouest.» explique Cécile Duflot, «Si je fais le parallèle avec les cantonales, nous pouvons faire le même score, sans avoir d’élu au Conseil Général. C’est choquant. C’est un handicap pour la démocratie et cette absence de diversité politique n’est pas un signe de vivacité des institutions.»

Possibilités d’alliance avec la gauche

Et la Députée européenne Catherine Grèze de pronostiquer d’ores et déjà en faveur de la verte paroisse : «Ici, il n’y a aucun risque que les départements basculent à droite. Alors nous voulons dire aux électeurs de se lâcher : Faites-vous plaisir, rétablissez l’équilibre. Faites en sorte que l’on puisse travailler de manière cohérente à tous les échelons de notre territoire.»
Pour le deuxième tour, le message des écologistes ne varie pas d’un iota. Il est clair et tranché : «Nous sommes en opposition résolue avec la politique menée par le gouvernement et tous les représentants de l’UMP.» rappelle Cécile Duflot, «Cette détermination ne nous quittera pas. En revanche, nos possibilités d’alliance sont ouvertes avec la gauche sans être pour autant automatiques. Je fais confiance à nos candidats».

Claire Manaud


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