Etat/Pôle Emploi Midi-Pyrénées Priorités en 2012

Suite au Conseil Régional de l’Emploi, la préfecture de région et Pole Emploi Midi-Pyrénées ont fait part de leurs orientations communes en matière d’emploi à travers la signature de la Convention régionale 2012.

De plus en plus d’offres d’emploi collectées par Pôle Emploi d’un côté (10005 rien que sur le dernier mois de décembre) et de l’autre, un nombre de demandeurs d’emploi en progression pour le huitième mois consécutif (207086 en fin d’année dernière). Une situation de l’emploi en Midi-Pyrénées qualifiée de «paradoxale» par le Préfet de région Henri-Michel Comet qui vient de signer avec le Pôle emploi de Midi-Pyrénées, la Convention régionale 2012 suite au Conseil Régional de l’Emploi (Présidé par le préfet de région, cette instance réunit les partenaires sociaux, les collectivités locales et l’ensemble des acteurs qui travaillent sur la problématique de l’emploi). Entre septembre 2010 et septembre 2011, la région a ainsi créé 6400 postes sur la base d’une progression de l’emploi salarié de 0.9% sur un an. Cette dynamique lui a permis de retrouver et même dépasser le niveau d’emploi atteint avant la crise. Cependant, la tendance pour 2012 paraît incertaine malgré les opportunités économiques liées, par exemple à l’arrivée de la LGV, aux récentes commandes enregistrées par Airbus, à Aérospace Valley, ainsi qu’aux trois autres pôles de compétitivité : Cancer bio santé, Agrimip et Pôle Eau. Parmi les publics particulièrement touchés par la crise et le chômage, les séniors, avec «une tendance haussière qui ne s’infléchit pas» indique le Directeur régional de Pôle emploi Midi-Pyrénées, Frédéric Toubeau. Les jeunes, les Demandeurs d’emploi de Longue Durée et les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) sont également concernés. Et le recours à l’intérim en particulier dans l’industrie enregistre lui le taux d’évolution le plus important de tout le territoire national (14.1%) en un an.

Le «zéro charges patronales»

Une batterie de dispositifs est mise en œuvre pour tenter d’endiguer ces chiffres. Pour les jeunes, les services de l’Etat mettent notamment l’accent sur la promotion de l’alternance (contrats d’apprentissage et de professionnalisation) aussi bien dans les petites que les grandes entreprises. Et le Préfet Henri-Michel Comet de rappeler la convention signée la semaine dernière par Nadine Morano en visite à Airbus qui garantit 5% de formation en alternance en interne. De même, le «zéro charges patronales» pour favoriser l’embauche des moins de 26 ans dans les TPE pendant un an. Autre piste, une articulation facilitée entre l’activité partielle et la formation ; en clair, pour les entreprises qui traversent une période de difficultés, alléger la lourdeur administrative liée au chômage partiel et former le salarié pendant ce temps forcé d’inactivité. Ce que l’on appelle les métiers en tensions sont aussi dans le collimateur de Pôle emploi «Le principe est d’amener les demandeurs d’emploi sur des secteurs vers lesquels ils ne se seraient pas orientés de prime abord par le biais de la Méthode de Recrutement par Simulation (le recrutement sans CV, ni diplômes, les candidats sont recrutés sur leurs capacités à occuper le poste proposé, ndlr)» explique Frédéric Toubeau. Des professions liées entre autres au service à la personne ainsi qu’à l’Hôtellerie-restauration.

Claire Manaud



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