[En vue] Angie Molina Delgado : Neurones en ébullition

Angie MOLINA DELGADO ®franckalix-5Angie Molina Delgado est chercheuse au Centre de biologie du développement, laboratoire commun de l’université Paul-Sabatier et du CNRS, où elle s’intéresse au comportement des cellules souches de la moelle épinière. La jeune Colombienne est l’une des vingt lauréates nationales de la bourse L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, parmi quelque 800 candidates.

Par Thomas Gourdin

 

Post-doctorat

Après un premier stage en France, Angie Molina Delgado est revenue dans l’Hexagone en 2010 pour y mener sa thèse à l’Institut Cochin, à Paris. Cette jeune Colombienne s’est intéressée aux cellules cancéreuses et à la formation des métastases, avant d’arriver à Toulouse en février dernier pour suivre son post-doctorat. «Je souhaitais étudier le comportement de cellules normales dans un environnement normal», explique la jeune femme.

Cellules souches

Au Centre de biologie du développement (CBD), elle étudie les cellules souches à l’intérieur de la moelle épinière. «Comme toute cellule souche, elles peuvent choisir de se démultiplier ou de se différencier de toutes les autres cellules de l’organisme. Dans ce cas précis, devenir des neurones. Nous essayons de déterminer en quoi leur cycle de vie peut influencer ce choix », détaille Angie Molina Delgado.

Traitement

Ces travaux pourraient aboutir à des avancées majeures dans le monde médical. En identifiant et en essayant de provoquer ce phénomène, il serait possible de greffer des cellules souches pour guérir les liaisons de la moelle épinière. Angie Molina Delgado entrevoit aussi des perspectives dans son domaine de prédilection, la cancérologie. «La balance entre démultiplication et différenciation peut déclencher le processus cancéreux», précise-t-elle.

Visibilité

Outre une dotation de 20 000 €, la bourse L’Oréal-Unesco lui offre un réel coup de projecteur. Et éventuellement l’opportunité d’être publiée dans les revues scientifiques. Elle est également amenée à rencontrer des lycéens et à participer à des événements grand public pour inciter les jeunes à se tourner vers les sciences. Un exercice de vulgarisation dans lequel elle semble particulièrement à l’aise.

Coopération

À terme, Angie Molina Delgado souhaiterait retourner en Colombie pour poursuivre ses recherches. Tout en gardant le lien avec la France. «J’aimerais travailler en collaboration avec des laboratoires d’ici, organiser des échanges d’étudiants, de matériel…», conclut-elle.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.