En direct de l’ESC: Maxime Verner, un visage tourné vers l’Europe

3 intervenants qui croient en l’Europe, Maxime Verner, Anne Laperrouze et Amir Mekhaeil

Il a été une curiosité médiatique de la dernière élection présidentielle dont il a été à 21 ans le plus jeune candidat, avant de soutenir Nicolas Sarkozy dans la dernière ligne droite. Aujourd’hui chef d’entreprise, mais avec un avenir politique qui continue tout de même à se dessiner, Maxime Verner était à l’ESC jeudi dernier, pour échanger avec les étudiants toulousains sur le thème de « L’avenir des jeunes en Europe.» Avec une assurance certaine, Maxime Verner s’interroge avant tout sur les liens entre les jeunes et la politique : « Les jeunes ont envie de s’impliquer, on le voit sur le terrain associatif et humanitaire, mais ne savent pas comment faire ni à qui s’adresser. D’ailleurs nos institutions sont de moins en moins prisées par les jeunes… Moins de 1% des jeunes s’engagent dans un parti politique, et ils votent de moins en moins. Il n’y a même que trois députés de moins de trente ans, dont un FN ! » Le constat paraît donc lucide et amer, mais pour cette jeune révélation l’Europe est l’avenir de nos jeunes, « ils maîtrisent mieux les langues que leurs aînés, ils utilisent de nouveaux moyens de communication qui font qu’il n’y a plus de frontières… Ils sont donc dans une compréhension de l’espace européen, et ne sont pas ethno-centrés sur la France.» Maxime Verner n’était pas venu seul pour cette conférence-débat, Anne Laperrouze, ancienne députée européenne et actuelle présidente tarnaise du « Mouvement européen », était à ses côtés en militante : « Paradoxalement les jeunes s’engagent davantage pour l’Europe.

Ils ont la pêche ! Ils sont curieux et actifs. » Comme si la vision anxiogène de l’Europe, largement relayée dans les médias et la classe politique, concernait avant tout les aînés : « L’Europe est déjà le bouc-émissaire de la crise, et nous devons craindre que les gens ne se déplacent pas dans les urnes pour les prochaines élections européennes… » s’inquiète Anne Laperrouze. Une crainte qui ne perturbe pas pour autant l’enthousiasme de Maxime Verner : « Les jeunes de ma génération qui sont nés avec Erasmus et l’Auberge espagnole, vont avoir à cœur de faire une Europe plus concrète. » En clair, l’Europe aurait donc besoin des jeunes, mais les jeunes de l’Europe : « L’Europe l’a compris, mais les jeunes pas tous encore… » Il reste donc du pain sur la planche pour ces militants de l’Europe.

Thomas Simonian



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