Emploi en Midi-Pyrénées ; 80200 projets de recrutement pour 2011

Selon la dernière enquête BMO (Besoin en Main d’œuvre) du Pôle Emploi Midi-Pyrénées, les intentions d’embauche augmentent cette année de 2 %. Comme en 2010, le secteur des services arrive en tête des projets de recrutement, suivi par l’agriculture. Le bassin de Toulouse concentre à lui seul 39 % des besoins en main d’œuvre.

 
En 2011, les entreprises de Midi-Pyrénées devraient embaucher plus et mieux. C’est ce que révèle cette nouvelle enquête BMO 2011. Réalisée par Pôle Emploi en partenariat avec le Crédoc, elle a pour objectif de cerner les besoins en main d’œuvre des entreprises et de faire remonter l’information auprès des acteurs de l’emploi et de la formation. En décembre dernier, 83 527 établissements sur l’ensemble de la région ont ainsi été interrogés. «Avec un bon taux de retour des questionnaires, de 25.9 %, qui nous donne confiance» se félicite Yves Dubrunfaut, Directeur Régional Pôle emploi Midi-Pyrénées, qui estime que notre région est sur «une bonne lancée».
Cette édition 2011 affiche par conséquent un solde plutôt positif. Certes les entreprises susceptibles de recruter sont moins nombreuses qu’en 2010 (19.1 % contre 20.9 %) mais elles embauchent davantage. 80 200 projets de recrutement sont formulés pour cette année, soit une hausse annuelle de 2 %. Les créations de postes arrivent en première position des motifs d’embauche (39 %) et les remplacements pour cause de départ sont en nombre plus important (36 % aujourd’hui contre 25 % en 2010).

Regain de confiance

Autre résultat qui tend à démontrer «un regain de confiance des entreprises» note Pierre Brossier, responsable du service Statistiques, Etudes et Evaluations au Pôle Emploi Midi-Pyrénées, des CDI en hausse : 43 % pour 2011 (39 % en 2010).
Toutefois malgré ces quelques données prometteuses, certaines entreprises ne se sentent toujours pas concernées par la reprise économique. Elles sont 45 % (27 % précédemment) à ne pas prévoir d’embauche en raison d’une conjoncture «peu favorable», 38 % (19 % en 2010) à considérer que leur situation financière n’est pas assez solide pour recruter.
Sans surprises, le bassin d’emploi de Toulouse rassemble 39 % de besoins en main d’œuvre, comme en 2010. La Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne restent les départements où les projets d’embauche sont les plus élevés. Tout comme d’ailleurs les villes de Lourdes, de Lannemezan, Condom ou Millau à mettre en lien cependant avec une forte saisonnalité.
Pas de changement non plus sur les secteurs porteurs : les services continuent à concentrer un pourcentage conséquent (61 %) des intentions d’embauche et en particulier, les secteurs de la santé et de l’action sociale (11 100 projets) ainsi que l’hébergement et la restauration (9 700 projets). En seconde position, l’on trouve l’agriculture (13 400 projets) ainsi que l’industrie agro-alimentaire (2 250 projets).

 

Recours à l’intérim

D’ailleurs, le métier d’agriculteur est le plus recherché de la région (6 753 projets). Les aides à domicile/aides ménagères (3 642 projets) et les aides-soignants (2 211 projets) font eux aussi partie de cette catégorie. A noter également un regain d’activité pour les ingénieurs et cadres d’étude dans les secteurs informatique et télécommunication ainsi que dans l’industrie.
Les difficultés de recrutement sont elles aussi un peu moins importante cette année : 41 % contre 43 % en 2010 et se font particulièrement sentir dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Toujours en cause pour une grande part, des candidats au profil «inadéquat», par le manque d’expérience, de diplôme ou de motivation (87 %). Mais la pénurie de candidats entraîne elle aussi de fait un frein à l’embauche pour 70 % des sondés ; idem pour les conditions de travail (distance, horaires, pénibilité, salaire) dans 37 % des cas.
A noter que le recours à l’intérim représente pour 24 %, la principale solution envisagée pour résoudre ces difficultés ; signe selon les spécialistes d’une croissance qui s’installe.
Quant aux perspectives d’évolution dans les trois à cinq ans, plus de la moitié de ces entreprises (56 %) tablent sur un maintien de leur activité, alors qu’elles n’étaient que 37 % en 2010. «Elles sont confiantes pour l’avenir» résume Pierre Brossier. Raison majeure de cet optimisme : un marché porteur pour 70 % d’entre elles.

Claire Manaud




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