Emploi des 15-29 ans ; Le temps partiel répandu en Midi-Pyrénées

Selon une étude que vient de publier l’Insee, un jeune sur trois en Midi-Pyrénées est peu ou pas inséré dans l’emploi.

 
Avant leur insertion dans le monde professionnel, les jeunes doivent souvent passer par des Formes Particulières d’Emploi : Intérim, temps partiel (CDI compris), CDD, emplois aidés, apprentissage, stages en entreprises. «Depuis une vingtaine d’années, le passage entre le monde scolaire ou universitaire et celui du travail ne se fait pas en un seul coup. On constate des périodes transitoires, des aller-retour de l’un à l’autre» explique Jean-Philippe Grouthier directeur régional de l’Insee. Mais alors qu’auparavant, il était question des “15-24 ans”, désormais la tranche d’âge des jeunes a été élargie à 29 ans, «preuve que l’insertion prend du temps» ajoute Jean-Philippe Grouthier. Ainsi à la date de la photographie de cette étude réalisée par l’institut en statistiques en 2007, les 15-29 ans sont 500 000 en Midi-Pyrénées. 39 % sont encore scolarisés ou étudiants. 27 % entièrement insérés sur le marché de l’emploi (141 000 sont en CDI à temps complet). En revanche, près de 170 000 jeunes sont partiellement ou pas insérés du tout dans l’emploi. Dans le détail, 99 000 d’entre eux occupe une FPE. Le processus d’insertion est par conséquent en cours et l’accès à un emploi stable à temps complet est une étape clé pour acquérir leur autonomie. En Midi-Pyrénées, les jeunes en Forme Particulière d’Emploi sont plus nombreux que dans le reste de la France parce que le temps partiel y est plus développé, principalement chez les femmes et ce quelque soit le niveau de diplôme. C’est en particulier le cas dans le secteur de l’enseignement mais aussi dans les services, les secteurs de la santé, de l’action sociale, de l’hébergement et de la restauration. A Toulouse, ville étudiante, les jeunes sont nombreux, plus diplômés, moins souvent actifs et au chômage qu’ailleurs dans la région.
Aux côtés de ces nombreux jeunes en FPE, 49 000 sont au chômage. Mais un autre chiffre retient l’attention : 22 000 sont inactifs tout en ayant mis fin à leurs études. En dehors de l’emploi et même de toute formation, ces derniers sont par conséquent menacés par la pauvreté, l’isolement et l’exclusion. Jean-Philippe Grouthier met leur situation en avant : «Ces jeunes sont découragés au point de ne même plus se déclarer chômeurs. Ne les oublions pas.»

Claire Manaud



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