Elle mérite la Une

Les Bleus gagnent et cela nous ravit ! Mais la joie du foot n’est pas seulement celle de la victoire. Pour cet Euro 2016, Toulouse a accueilli quatre matchs dans l’entre du Stadium. Au-delà des nombreux professionnels et supporters, 550 bénévoles se sont mobilisés pour que cette compétition soit une fête réussie. Parmi eux, Chamila Hejafee, une volontaire pas comme les autres.

Par Sarah Thuault-Ney

Sarah Thuault-Ney
©Sarah Thuault-Ney

Immigration. D’origine malgache, Chamila Hefajee a longtemps fait de l’humanitaire dans son pays natal. Celui qu’elle a dû quitter, pour se libérer de l’emprise de son mari. C’est en France, à Toulouse, avec son nouveau mari, qu’elle a trouvé sa terre d’accueil « celle qui m’a sauvée ». Et depuis huit ans, elle se bat pour récupérer ses deux garçons, dont Inshane 18 ans qui va bientôt pouvoir quitter le pays.

Battante. Privée de ses enfants suite à son divorce, Chamila n’a cessé de se battre pour les retrouver. Pour poursuivre son combat en France, elle est devenue membre d’une association qui lutte contre les discriminations. Elle y restera quatre ans avant de monter sa propre association. Ish&Lane, une marque de bijoux en raphia dont elle imagine elle-même les créations. À travers cette association, elle veut faire passer un message positif : « montrer que, malgré le combat que je mène pour mes enfants, il faut toujours rester positif ».

Réseaux sociaux. Libre et moderne, c’est avec les réseaux sociaux « une solution pacifiste », qu’elle a mobilisé les gens pour sa cause. Car « aucun moyen juridique n’a fonctionné, que ce soit en France ou à Madagascar. Et grâce à Facebook, j’ai pu rassembler des gens autour de moi et montrer à mes garçons que je reste mobilisée, que je ne les abandonne pas ».

Volontaire. Être bénévole pour l’Euro 2016 « était une suite logique. Toulouse est la ville qui m’a accueillie quand j’ai dû fuir mon pays, c’est cette ville qui m’a redonnée goût à la vie. Participer à l’Euro en tant que volontaire était la moindre des choses ». Et elle a même posé une semaine de congés pour y participer.

Générosité. « Être bénévole c’est faire un don de soi. L’Euro fut une expérience très enrichissante ». Durant l’événement, elle se charge de chaperonner les autres bénévoles, plus de 300. Un travail de titan, mais très enrichissant humainement. Et si elle a voulu participer à cet Euro, c’est aussi pour comprendre pourquoi les gens sont bénévoles, car à Madagascar personne ne travaille gratuitement. Et si c’était à refaire, elle signerait de suite.



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