Elections Régionales ; Les principales préoccupations des habitants de Midi-Pyrénées

Comme nous en avons l’habitude au Journal Toulousain, nous proposons chaque semaine à nos lecteurs, un sondage sur l’actualité du moment… Depuis 3 numéros et à la demande d’une très grande majorité d’entre eux, nous soumettons à leur perspicacité, un sondage ciblé volontairement sur les véritables enjeux, en Mars, des prochaines Elections Régionales en Midi-Pyrénées. C’est ainsi que depuis 4 semaines. Tant par la publication d’un bulletin réponse dans les colonnes de notre hebdomadaire, comme à travers nos différents sites internet et adresses e-mails, c’est un nombre très important de personnes, toutes générations confondues, qui, en répondant, ont voulu témoigner de leurs priorités, pour engager un avenir serein et pérenne dans notre région.

 
A travers ces résultats, si le non cumul des mandats fait largement consensus notamment dans les partis de gauche, on relève que les centristes sont plus réservés et la droite plus conservatrice très mitigée devant ce type de question. Il est à noter que pour la majorité des sondés (85 %) non affiliés à un mouvement politique, le score passe de 74% en 2007 à 84% en 2010. L’idée du non cumul de mandat fait donc son chemin et pourrait peser, en mars prochain sur le choix des électeurs indécis.

1) Sans contestation possible et comme des sondages récents parus chez nos confrères le relevaient, c’est le développement durable qui reste en tête des préoccupations des habitants de Midi-Pyrénées. En fait, à la lecture des commentaires, on devine que notre lectorat est très concerné par la qualité de l’environnement, les risques liés au réchauffement de la planète et tout ce qui peut toucher, de près ou de loin, à la santé, au mieux vivre partagé. C’est la tranche d’âge des 18 à 60 ans soit 83 % des électeurs qui est la plus attachée à ces principes de précaution qui peuvent avoir une incidence négative directe sur leur cadre de vie ou leur santé propre. Ces derniers vont même souligner leur volonté de voir les institutions de Midi-Pyrénées, se montrer exemplaires notamment en matière de combat contre l’effet de serre, le réchauffement de la planète, les maïs OGM etc…

2) Comme on pouvait s’y attendre, dans le contexte mondiale actuel, le deuxième item, le développement économique, représente une préoccupation majoritaire chez les moins de 25 ans soucieux de trouver un emploi et une place dans le tissu économique local. La formation professionnelle, le soutien aux PME et PMI, la création d’emplois dits «Verts», les pôles de compétitivité sont la lueur d’espoir à laquelle s’accrochent nos jeunes diplômés ou pas. Comme de logique, ils aspirent légitimement à sortir de la «galère» des chercheurs d’emploi et pensent que Midi-Pyrénées a un rôle leader à jouer dans ce domaine. Il est à noter que les autres tranches d’âges ne sont trop éloignées de ces préoccupations majeures qui touchent de près ou de loin 3 familles sur 5 en Midi-Pyrénées.

3) L’aménagement du territoire et les transports sont en bonne place dans les axes de développement importants relevés par les 25 à 60 ans. Une majorité d’hommes et de femmes représentant les forces vives de notre région et qui accepte de moins en moins la contrainte quotidienne des rocades bloquées, des trains TER en retard, des Métros en grèves et plus généralement des solutions de transport combinés rédhibitoires en terme de temps cumulés. A quand des PDE (Plan Déplacement Entreprise) coordonnés et performants ? C’est aussi la question majeure que se posent les lecteurs du Journal Toulousain. Par contre peu de commentaires sur l’autoroute Bordeaux Toulouse, une priorité pour nos élus et c’est normal, mais dont la portée sur le mieux vivre quotidien ne semble pas encore perceptible.

 

4) Pour les plus de 60 ans, la santé, est une préoccupation majeure, bien résumée par l’accès et la qualité des soins, le «to care & to cure». Le maintien à domicile, l’accès aux EHPAD (Etablissement pour l’Hébergement des Personnes Agées Dépendantes) sont une source d’inquiétude légitime même si ces personnes ont du mal à discerner ce qui relève de la compétence Régionale ou Départementale. Une inquiétude majeure, celle du susceptible financement prochain d’un placement en maison de retraite pour un proche ou soi-même. Le montant mensuel de leur retraite sera-t-il assez important pour faire face au quotidien ? Pour les autres thèmes abordés dans notre sondage, cette catégorie sociale, en général plutôt casanière, se sent peu concernée par l’aménagement du territoire, les transports voire même le développement économique. Par contre, très protectrice quand il s’agit de remettre en question les services publics ou de proximité, comme les transports urbains, les soins à domicile, l’accès aux soins pour tous, la Poste, la SNCF…

5) L’identité régionale, à notre grande surprise n’intéresse qu’un peu plus de 2% des votants avec une pointe à 4 % pour les plus de 60 ans. En fait à voir d’un peu plus près, ce n’est pas une si grande surprise, dans une région qui accueille chaque année, plus de 100.000 âmes venues pour la plupart d’Afrique comme de toute l’Europe ; particulièrement au travers de l’aéronautique notamment, mais aussi et on ne le souligne pas assez de la qualité de ses universités. En fait, on est bien loin des Basques qui revendiquent avec légitimité une identité propre. Par ailleurs, si les défenseurs de l’Occitan ont depuis longtemps trouvé refuge dans les partis de gauche ou chez les écologistes, ils ont bien du mal à faire vivre une histoire trop compliquée pour intéresser les électeurs. Voire même à interpeller certains de nos lecteurs sur la légalité d’annoncer dans le métro, les stations en français puis en occitan…

6) La baisse des impôts, comme on pouvait s’y attendre est très largement plébiscitée, à plus de 80%. Pourtant à la lecture des témoignages et de bon nombre de commentaires, sur sa possible baisse, elle laisse nos lecteurs, pour le moins dubitatifs. Surtout en songeant à la réforme des collectivités territoriales et surtout à la suppression de la Taxe Professionnelle qui, sur le sujet, ne laissent présager rien de bon…

Analyse proposée par André G. Gallego
et les experts du Journal Toulousain


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